Lors d’une rencontre avec les Monégasques en novembre dernier, la liste l’Union qui se présente aux élections nationales de février prochain a notamment évoqué la prise en charge du handicap en Principauté. Aides sociales, déplacements en ville, ou accès au travail… quels sont les points à améliorer ?
Se déplacer en fauteuil roulant dans les rues et avenues souvent escarpées de la Principauté n’est pas chose aisée. « Tout le monde peut constater les difficultés de déplacement que les personnes à mobilité réduite rencontrent. Ne serait-ce que traverser le tunnel du Fairmont… c’est un véritable parcours du combattant ! », a regretté l’élue et candidate de la liste l’Union, Béatrice Fresko-Rolfo. Il faut dire que les zones où les handicapés moteurs rencontrent des difficultés de déplacement sont nombreux. « Je pense au quartier des fleurs par exemple ou à la colline de l’Annonciade où il y a de vraies difficultés d’accessibilité. Dans ces zones, une personne en fauteuil roulant est quasiment assignée à résidence si elle n’est pas accompagnée », indique à son tour le candidat, Christophe Brico.
Deux ans de plus pour les bâtiments publics
Autre constat : de nombreux bâtiments publics n’ont pas encore été mis aux normes pour accueillir les personnes à mobilité réduite. Pourtant, une loi sur l’accessibilité du cadre bâti avait été votée en ce sens fin 2016. « Mais l’État est en retard, rajoute encore Christophe Brico. Il n’a pas réussi à achever les travaux nécessaires dans le temps imparti qui était de 5 ans. Cette loi arrive à échéance en décembre. » Raison pour laquelle, le Conseil national a récemment voté un projet de loi pour que ce délai soit rallongé de deux ans.
Une meilleure inclusion dans le monde du travail
Au-delà de la problématique de déplacement, ce groupe politique a également mis en avant les aides sociales qu’il conviendrait de mettre en place au bénéfice des personnes handicapées. Le candidat et avocat Régis Bergonzi a notamment évoqué les personnes en situation de handicap souhaitant devenir parents. Si en France, le législateur est intervenu sur ce sujet et les services d’accompagnement et de soutien existent « ce n’est pas le cas à Monaco, regrette-t-il. Nous y réfléchissons et nous serions heureux d’obtenir cette avancée. » Concernant, l’accès au monde du travail, là encore, du chemin reste à parcourir à Monaco. En Principauté, il n’y a pas de système incitatif, ni de système de contrainte auprès des employeurs. « En France, par exemple, les grosses structures doivent accueillir un certain pourcentage de personnes handicapées. A Monaco, ce n’est pas le cas. Il n’y a pas non plus de système incitatif. Par exemple : proposer des exonérations de charges. »
