vendredi 13 mars 2026
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    Monaco veut défendre son image à l’international face aux critiques

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    Face à des articles de presse considérés comme « dévalorisants », le gouvernement monégasque et le Conseil national souhaitent mettre en place une communication plus proactive à l’international pour défendre l’image de la Principauté.

    Petit flash-back 15 ans en arrière… Pour redorer l’image de la Principauté à l’international et « tordre le cou aux poncifs », le gouvernement avait consacré 5 millions d’euros en 2010 et 3 millions d’euros en 2011 à une vaste campagne de communication institutionnelle. Une première pour Monaco à l’époque. Diffusés pendant plusieurs mois dans la presse monégasque et nationale française, des visuels imaginés par l’agence TBWA avaient pour vocation de présenter les diverses actions de Monaco dans le domaine culturel, humanitaire, environnemental ou encore en matière de transparence fiscale. En 2025, alors que la Principauté a été placée sur la liste grise du GAFI, une nouvelle campagne pour redorer l’image du pays serait-elle la bienvenue ?

    « La Principauté a été victime de nombreux articles de presse dénigrants. Monaco a trop souvent une image négative. Nous sommes trop souvent jugés selon le prisme de préjugés. Je crois que nous aurions tout à gagner à mettre un certain budget pour une campagne d’envergure internationale ». Nicolas Croesi, élu du Conseil national. © Photo Conseil National

    « La Principauté a été victime de nombreux articles de presse dénigrants »

    La réponse est clairement oui selon l’élu du Conseil national, Nicolas Croesi, qui lors des récentes séances budgétaires a lancé un appel : « La Principauté a été victime de nombreux articles de presse dénigrants. Monaco a trop souvent une image négative. Nous sommes trop souvent jugés selon le prisme de préjugés. Je crois que nous aurions tout à gagner à mettre un certain budget pour une campagne d’envergure internationale, a-t-il suggéré au gouvernement. Nous avons des choses à dire, des réalités, des chiffres qu’il faut que les gens connaissent à l’international. Dans un contexte, où de surcroît, nous devons sans arrêt nous justifier face au GAFI et face aux organes internationaux, je crois qu’il faut vraiment montrer ce que nous sommes. Nous avons de quoi être fiers. »

    « Contrer des propos parfois excessifs et caricaturaux »

    Une analyse que partage le ministre d’État, Christophe Mirmand : « Cela fait partie des sujets sur lesquels nous échangeons avec le gouvernement », a-t-il assuré devant les élus. Selon lui, il est nécessaire d’identifier des relais qui permettraient « de contrer ces propos parfois excessifs, parfois caricaturaux, parfois dévalorisants, qui peuvent être exprimés dans les médias nationaux voire internationaux parfois.» Le ministre souhaiterait ainsi que « les réussites de la Principauté » soient davantage mises en avant. « Il y a sans doute la nécessité à Paris, mais également vis-à-vis de la presse internationale d’informer un certain nombre de relais médiatiques pouvant témoigner de ce qui est fait en Principauté et par l’État. »

    Lutte contre le blanchiment : des limites de communication imposées par le GAFI

    Concernant la lutte contre le blanchiment, le gouvernement souhaiterait également mieux valoriser les efforts entrepris par la Principauté pour se conformer aux standards internationaux. Toutefois, les autorités monégasques ne disposent pas d’une totale liberté sur ce sujet. « Sur ce dernier point, un certain nombre de contraintes sont néanmoins fixées par nos interlocuteurs du GAFI en termes de communication. Et nous n’avons pas forcément les marges de manœuvre nécessaires pour, en permanence, être en mesure de rendre compte de la façon dont nous progressons sur la feuille de route qui nous a été fixée », a conclu le ministre d’État.

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