La nouvelle carte de priorité pour les personnes handicapées est disponible dans une version modernisée. Plus robuste et plus identifiable grâce à un logo et une mention en anglais, elle offre à ses bénéficiaires un accès prioritaire aux places assises dans les lieux publics, et dans les files d’attente, y compris à l’étranger.
Le gouvernement, qui s’est engagé à faciliter la vie des 400 résidents de Monaco disposant du statut officiel de personne handicapée, avance sur le chantier. Promise dans le cadre du plan Handicapt présenté cet hiver, la nouvelle carte de priorité pour les personnes handicapées est désormais disponible. Cette dernière permet d’obtenir une priorité d’accès aux places assises dans les transports en commun, dans les espaces et salles d’attente, ainsi que dans les établissements et manifestations accueillant du public. Elle permet également d’obtenir une priorité dans les files d’attente.
La nouvelle version est plus résistante car elle est imprimée directement sur un support de type carte de crédit. Elle présente par ailleurs un logo plus visible et identifiable qui permet au bénéficiaire de signaler plus rapidement son statut. Mais surtout, grâce à une mention en langue anglaise, elle est internationalement compréhensible et utilisable à l’étranger. Si offrir la priorité aux personnes handicapées semble tomber sous le sens, pouvoir présenter une carte peut s’avérer utile en cas d’incivilité, mais aussi pour les personnes dont le handicap n’est pas visible, l’idée du plan Handicapt étant d’améliorer l’inclusion des personnes à mobilité réduite ou présentant un tout autre type de handicap.
Pour rappel, la carte de priorité est délivrée à tout attributaire du statut de personne handicapée dont le taux d’incapacité est au moins égal à 80 % ou lorsque son incapacité rend la station debout pénible. Reste à faire en sorte que tous ceux qui y ont le droit la demandent, puisque selon Christophe Robino, conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé, « Certaines personnes, par pudeur ou par peur des conséquences dans la vie de tous les jours, se refusent à se déclarer ».


