Pendant trois mois, le musée des arts asiatiques de Nice est l’hôte d’une exposition conçue en partenariat avec le centre culturel de Taiwan à Paris, et présentant un ensemble de créations des ateliers Hsin Hsin et Skea réalisées exceptionnellement pour le musée du quai Branly — Jacques Chirac. Palace Paradis — c’est son nom — offre un voyage étonnant dans les pratiques funéraires et séculaires de Taïwan. Pays où l’infiniment petit et précis tient un rôle prépondérant au moment du décès d’un proche. A chaque fois, des offrandes funéraires destinés à être brûlées sont apportées lors des obsèques. « Ces objets en papier sont fait pour être brûlés à l’occasion des rituels funéraires. Cela consiste à envoyer au défunt, dans l’au-delà, tout un ensemble d’objets. Qu’ils soient du quotidien, tout l’environ familier du défunt, et tout ce dont il aura besoin. Mais cela va aussi jusqu’aux objets les plus luxueux, objets dont il aurait rêvé durant son existence », détaille Julien Rousseau, conservateur des collections d’Asie du musée du Quai Branly-Jacques Chirac. Que ce soit un temple coloré, une chambre bien rangée ou encore une voiture de sport huppée, tous les souhaits des défunts sont alors exaucés. « C’est une exposition qui perpétue des pratiques funéraires très anciennes. Comme une seconde vie qui consiste à ne pas couper le lien avec les ancêtres et de manière joyeuse », explique Yves Le Fur, directeur du patrimoine et des collections musée du Quai Branly. Un voyage vers l’au-delà à découvrir de ce pas.
À Nice. Musée des arts asiatiques, 405, Promenade des Anglais Arenas. Jusqu’au jeudi 19 mars 2020 tous les jours de 10h à 17h. Fermé le mardi. Entrée gratuite. Renseignements : 04 89 04 55 20.
