mercredi 15 avril 2026
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    Tourisme d’affaires au Grimaldi Forum : un atout business pour toute la Principauté

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    Après deux années de crise sanitaire, le Grimaldi Forum retrouve un fort dynamisme, que ce soit au niveau du tourisme d’affaires, que de la programmation culturelle.  Comment le centre des congrès monégasque s’impose-t-il dans ces secteurs très concurrentiels ? Et combien ces évènements génèrent-ils de retombées économiques indirectes pour toute la Principauté ? Les explications de Sylvie Biancheri, la directrice générale.

    Au niveau du tourisme d’affaires au sein du Grimaldi Forum, diriez-vous que l’année 2022 retrouve le dynamisme de l’année 2019, d’avant la crise sanitaire ?

    2019 a été l’année durant laquelle nous avons réalisé notre meilleur chiffre d’affaires.  Pour atteindre ce niveau, il va falloir attendre un peu de temps. A mon sens, ce ne sera pas avant 2025. On peut se féliciter en revanche d’avoir conservé tous les salons récurrents : Luxe Pack, Anti-Aging, les Assises de la sécurité, artmonte-carlo, ou encore Data Cloud. Ils sont restés fidèles au Grimaldi Forum et l’ensemble de ces événements récurrents représente à peu près la moitié de notre portefeuille. En ce qui concerne les conventions qui viennent pour une seule édition, nous ne sommes pas au niveau de 2019, il faudra encore un peu de temps…

    Quels sont les concurrents de Monaco en matière de tourisme d’affaires ? 

    Nous avons un concurrent situé tout près : il s’agit de Cannes. Il y a également Barcelone et Lisbonne car l’Espagne et le Portugal ont des tarifs très attractifs au niveau des hôtels. Paris reste également une destination prisée car les congressistes ont des facilités d’accès. Et puis il y a le prestige de la capitale. En Europe, nous pourrions aussi citer Dublin, Francfort, Vienne… De manière plus internationale, un de nos principaux concurrents est Dubaï. Les pays de l’Est sont également assez bien placés toujours pour des raisons budgétaires mais la qualité du service n’est pas la même qu’à Monaco.

    En raison de la crise sanitaire, les habitudes des congressistes ont-elles changé ? Les rencontres virtuelles par exemple ont-elles pris le pas sur le présentiel ?

    Beaucoup de professionnels dans le milieu craignaient effectivement qu’il n’y ait pas de retour au présentiel. Mais cela n’a pas du tout été le cas. Pour ma part, j’ai toujours cru à la force de la rencontre humaine sur ce genre d’événement. Mais il était tout à fait légitime que la profession doute sur ce point.

    En quoi le distanciel est-il gênant pour ce type d’événement ?

    Lorsque vous voulez faire un congrès 100% digital, il est extrêmement difficile de capter et de garder l’attention des personnes qui sont derrière un écran. Écran qui constitue déjà un premier filtre….  Nos clients nous disent que pour organiser un congrès à distance de façon efficace, il faut donc une somme de travail très importante. Je pense que ce sera toujours la limite de l’exercice.

    Les évènements organisés au Grimaldi Forum permettent souvent aux hôtels de Monaco et aux restaurants situés à proximité de faire le plein. Avez-vous évalué les retombées économiques indirectes que vous générez ? 

    Nous évaluons effectivement cette donnée chaque année et de façon très précise. En 2019, nous avons chiffré cela à 70 millions d’euros de retombées indirectes au niveau des hôtels, des restaurants, ou encore des commerces.

    © Direction de la Communication

    Les événements culturels sont extrêmement nombreux dans cette région. Comment le Grimaldi Forum se positionne-t-il vis-à-vis de cette concurrence très forte ?

    Il est vrai que ce n’est pas évident. Pour plusieurs raisons. Tout d’abord nous avons un budget qui est tout de même limité, de 3,4 millions d’euros TTC, alloué chaque année par le gouvernement monégasque. Ce budget inclut les coûts de fonctionnement tels les salaires de l’équipe culturelle ainsi que toutes les productions musicales du Grimaldi Forum mais aussi la grande exposition estivale. Ensuite, nous avons de belles salles mais qui ont une capacité moindre qu’un Palais Nikaïa ou un Zénith. Par conséquent, nous devons trouver des artistes qui font des tournées adaptées aux scènes dont nous disposons. Mais c’est aussi ce qui fait la singularité et la qualité de nos concerts. Nos salles permettent d’offrir une véritable proximité avec le public qu’il y a moins, de fait, dans les très grandes salles. Nous essayons également de jouer la différence avec les Thursday Live Sessions. Inutile de répliquer ce qui est fait dans la région.  Grâce à notre directeur artistique Alfonso Ciulla, nous arrivons à programmer de grands artistes et des artistes en devenir. Une belle combinaison pour toucher tous les publics, ce qui reste notre objectif. 

    Francis Cabrel, MC Solaar, Christophe Maé, Patrick Bruel, Julien Clerc… Vous avez programmé beaucoup d’artistes français. A quand le retour d’artistes plus internationaux ?

    Nous étions dans un contexte de pandémie avec de fortes restrictions de voyage. Voilà pourquoi nous nous sommes davantage orientés vers des artistes francophones. Mais à partir de l’année prochaine, nous allons à nouveau nous tourner vers des artistes internationaux. Au-delà des concerts, nous nous positionnons également sur des spectacles un peu différents comme Le Tour du monde en 80 jours (les 3 et 4 décembre prochain) qui est une très belle comédie musicale à l’attention des familles et de leurs enfants. Nous reprendrons également le rythme d’une grande comédie musicale par an. A la fin de cette année, nous allons également programmer Cosmic Tour – Voca People (le 10 décembre), un show enthousiasmant, pour tous publics, alliant comédie et performance vocale ! Début 2023, nous accueillerons aussi plusieurs humoristes, notamment Paul Mirabel et Baptiste Lecaplain.

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