Hier soir sur Monaco info, le ministre d’Etat, a donné la position de la Principauté sur ce sujet sensible. Pierre Dartout, a indiqué que « c‘est une mesure qui peut être étudiée mais pour laquelle il n’y a pas de réponse définitive aujourd’hui. »
Depuis le début de la guerre en Ukraine, de multiples sanctions, notamment économiques, ont été prises par l’Union européenne contre la Russie. Une liste noire de personnalités russes à sanctionner a été établie. La Principauté, du fait de ses engagements internationaux, a emboîté le pas et mis en oeuvre à son tour des mesures de gel des fonds, identiques à celles prises par l’Union européenne. Concrètement, combien de personnes en Principauté sont alors concernées par ces sanctions économiques ? Interrogé hier soir par Monaco info sur ce sujet, le ministre d’État, Pierre Dartout, n’a pas été en mesure de donner d’éléments chiffrés précis. « Nous sommes tenus de mettre en œuvre les décisions de l’Union européenne en ce qui concerne ces gels de fonds. Un certain nombre de noms ont été diffusés. Il y en aura certainement d’autres, a-t-il rappelé en préambule. Au sujet du nombre de personnes concernées à Monaco, c’est une information qui doit être confidentielle. Nous ne communiquerons pas sur ce point, ni sur le volume que cela représente. »
Saisie des biens : l’incertitude juridique
Alors que la France étudie la possibilité de saisir des biens privés, notamment des yachts ou des biens immobiliers, la Principauté envisagerait-elle à son tour de s’aligner sur cette mesure ? « Pour l’instant, ce que met en œuvre Monaco c’est le gel des fonds, c’est-à-dire des dépôts en banque. En ce qui concerne une éventuelle saisie d’autres biens, notamment de biens immobiliers ou de yachts par exemple, c’est une question qui est à l’étude, a-t-il indiqué. En France, les études ne sont pas encore totalement achevées pour être très solide sur le plan du droit et de la procédure. C’est-à-dire, pour faire en sorte que ces procédures – aboutissant à une saisie – soient incontestables. C’est donc une mesure qui peut être étudiée mais pour laquelle il n’y a pas de réponse définitive aujourd’hui. »
Impact sur l’économie monégasque
Concernant plus globalement, l’impact de cette guerre sur l’économie, le ministre d’Etat a tout d’abord rappelé que les échanges commerciaux entre Monaco et la Russie sont très limités. Pour le reste, « il est très prématuré » selon lui, de mesurer quel serait l’ impact économique de cette guerre. « Ce que nous savons, c’est que tout dépend de la durée des évènements. Il est évident que le secteur sur lequel nous devons être vigilants est d’abord l’énergie, et notamment le prix de l’énergie, mais aussi le tourisme. Les touristes Russes ne sont pas les premiers touristes étrangers qui viennent à Monaco, mais ils sont dans les 10 premiers. »
