Si la préfecture des Alpes-Maritimes a décidé de renforcer ses mesures de lutte contre la propagation du virus dans les Alpes-Maritimes en obligeant les bars et restaurants à fermer plus tôt, Monaco ne changera pas, pour l’instant, les décisions en vigueur.
Classé zone de circulation active de la COVID-19 depuis le 27 août 2020, le département des Alpes-Maritimes a décidé de renforcer « les mesures propres à prévenir et limiter les conséquences de l’épidémie sur la santé de la population ». En cause : des indicateurs (taux d’incidence, taux de positivité et nombre de clusters) toujours à la hausse. Depuis le 9 septembre, les débits de boisson et restaurants doivent limiter leurs heures d’ouverture à 23h dans les communes de moins de 2000 habitants et à 1h du matin dans les communes de plus de 2000 habitants. D’autre part, toutes les autorisations de fermetures tardives d’établissements en cours de validité ou en cours d’instruction sont suspendues, à partir du 9 septembre 2020 et ce jusqu’au jeudi 15 octobre 2020, inclus. « Durant cette période les forces de police et de gendarmerie maintiendront leurs contrôles afin de s’assurer que ces obligations sont bien respectées », affirme Bernard Gonzalez, préfet des Alpes-Maritimes.
Pas à Monaco
Interrogé jeudi 10 septembre par l’Observateur de Monaco, le nouveau ministre d’État de la Principauté, Pierre Dartout, a fait savoir que ces mesures ne seraient pas dupliquées à Monaco. « Le contexte des Alpes-Maritimes n’a rien à voir avec Monaco. Pour l’instant, cela n’est pas envisagé. Ce ne pourrait pas être possible de décider sans concertation, affirme le ministre d’État. Ça ne veut pas dire qu’à un moment ou un autre, nous n’envisagerons pas d’autres mesures. Ce qu’il faut sans arrêt rappeler, c’est le respect strict des mesures barrières. »
