Le chiffre d’affaires de la principauté a baissé de 11,5 % en 2020, soit une perte de 1,2 milliard d’euros par rapport à 2019.
A fin septembre 2020, on dénombrait à Monaco près de 4 500 emplois de moins par rapport à septembre 2019 dans le secteur privé.
Comment se porte l’économie monégasque après le tsunami provoqué par la crise sanitaire ? Pour le savoir , il suffit de se plonger dans le bulletin de l’économie du 3ème trimestre 2020 publié par l’IMSEE. On y découvre que depuis janvier 2020 (comparé à la même période 2019) le chiffre d’affaires de la principauté est en baisse de 11,5 % , soit une perte de 1,2 milliard d’euros. « Il retrouve néanmoins son niveau 2016-2017 et reste proche des 10 millards d’euros », nuance l’institut. Selon cet organisme statistique, deux secteurs ont résisté : les activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien, ainsi que les activités immobilières.
Hébergement-restauration en chute libre
En revanche, l’hébergement-restauration s’est logiquement effondré. Le chiffre d’affaires de ce secteur a été tout bonnement divisé par deux. Autre secteur lourdement impacté et en très net recul : le commerce de gros et le commerce de détail. Une forte baisse « des autres activités de services » accusent également une diminution de près de 50 % du chiffre d’affaires, due au recul des activités sportives, récréatives, mais aussi des jeux de hasard et d’argent, ainsi que des activités artistiques et de spectacle. Quant au commerce extérieur, il est retombé à un niveau légèrement inférieur à 2015. Les achats ont diminué de moitié. Les ventes, elles, résistent mieux. Ce sont principalement les transactions hors Union européenne qui reculent (- 47%).
L’emploi en crise – Les chiffres à retenir
- A fin septembre 2020, on dénombre près de 4 500 emplois de moins par rapport à septembre 2019 (- 7,7 %) dans le secteur privé, en progression toutefois par rapport à juin 2020.
- A la mi-décembre, on dénombrait 540 emplois en chômage total (0 heure travaillée).
- Le nombre d’heures travaillées accuse un retard cumulé de 11 millions d’heures (- 16 %) mais progresse de 33 % par rapport au 2ème trimestre 2020.
