L’actuel refuge pour animaux abandonnés situé à Eze est totalement vétuste et saturé. Après des décennies d’atermoiement, le gouvernement monégasque et les autorités françaises ont enfin trouvé un lieu pour accueillir dignement ces animaux. Le futur refuge sera situé à Peille.
Gouvernement et conseil national ont toujours dressé le même diagnostic. Le refuge pour animaux abandonnés baptisé l’Abri et situé sur la commune d’Èze, est non seulement totalement vétuste mais aussi ultra-saturé. «Faut-il rappeler dans quelles conditions d’accueil indignes d’un pays moderne et prospère comme le nôtre, le pays de la regrettée Princesse Antoinette, grande amie de la cause animale, survivent ces pauvres bêtes?», avait ainsi regretté il y a quelques mois le président du conseil national, Stéphane Valeri. Depuis de nombreuses années, les autorités monégasques et la SPA bataillent ainsi avec les communes avoisinantes françaises pour construire un nouveau refuge. Problème : plusieurs maires ont toujours refusé d’accueillir cet abri géré par la société protectrice des animaux (SPA). Deux pistes ont été longuement étudiées par les autorités monégasques : une implantation soit à Blausasc soit à Peille. Finalement, c’est cette deuxième option qui a été retenue. Côté calendrier, le gouvernement espère débuter les travaux à la fin de l’été 2021. Avant cette échéance, des procédures environnementales doivent encore être menées. « Parallèlement, nous avons un peu amélioré l’état de la SPA actuelle », a assuré Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre à l’équipement et à l’urbanisme.
La piste monégasque enterrée
Au-delà des communes françaises voisines, une solution d’implantation avait été aussi envisagée sur le territoire monégasque. Le gouvernement avait étudié la piste de construire un abri au Jardin exotique, à côté du musée d’anthropologie. Une solution qui, toutefois n’avait jamais vraiment convaincu le gouvernement pour des raisons à la fois de coût de construction et de conditions d’accueil des animaux : « D’abord, le m2 est rare à Monaco. Ensuite, nous avions chiffré la construction de cet abri à plus de 7 millions d’euros. Je considère enfin que dans un environnement hyper urbain comme le nôtre, enfermer des animaux dans des cages, n’est pas optimal pour leur bien-être, avait expliqué Marie-Pierre Gramaglia. Même si c’est propre, même si c’est insonorisé et que les animaux ont à manger, il est difficile d’imaginer un refuge avec des chiens qui ne peuvent pas sortir de leur cage car il n’y a pas de terrain. Ils vivront, selon moi, dans des conditions qui ne sont pas acceptables.»
