vendredi 10 avril 2026
plus
    AccueilInfosJudiciaireInterdiction des licenciements à Monaco : le Tribunal Suprême rejette le recours...

    Interdiction des licenciements à Monaco :
    le Tribunal Suprême rejette le recours de la FEDEM

    -

    En mai dernier, la fédération patronale monégasque avait déposé une requête devant le Tribunal suprême pour demander que la loi interdisant les licenciements durant la crise sanitaire à Monaco soit tout bonnement annulée. Le 2 décembre, le Tribunal Suprême a rejeté ce recours.

    La démarche engagée le 18 mai 2020 par la Fédération des entreprises monégasques (Fedem) avait créé un tollé dans la classe politique, l’opinion publique, mais aussi chez les syndicats de salariés.  Petit rappel des faits : à cette date, la Fedem, présidée par Philippe Ortelli, avait déposé une requête auprès du tribunal suprême pour demander l’annulation de la loi du 11 mai 2020 (1). Ce texte interdisait les licenciements durant la crise sanitaire à Monaco. Une loi pourtant temporaire dont les effets prenaient fin le 18 juin 2020. Pourquoi un tel recours ? Selon cette fédération patronale, cette loi limitait, « de façon excessive et radicale » les possibilités de licenciement à Monaco. « C’est une atteinte démesurée à la liberté du travail garantie par notre Constitution, ainsi qu’à la faculté de rompre le contrat de travail, composante de cette liberté », avait écrit cette fédération. 

    Selon le tribunal suprême, cette loi n’était pas « une atteinte à la liberté de l’employeur »

    Le 2 décembre dernier précisément, le tribunal suprême a rendu sa décision et a rejeté le recours formé par la Fedem.  Cette cour a estimé que les dispositions de cette loi « ne portaient pas une atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux protégés par la Constitution, et notamment à la liberté de l’employeur. »  Le tribunal a constaté, en effet, qu’en adoptant ces dispositions, le législateur « avait poursuivi des buts d’intérêt général tenant, d’une part, à la préservation de l’emploi durant la période de crise épidémique et, d’autre part, à la sauvegarde de la santé publique », peut-on lire dans la décision. Le tribunal suprême a, par ailleurs, estimé que ces dispositions (…) étaient justifiées par « les circonstances exceptionnelles résultant de l’épidémie de Covid-19, non excessives et strictement limitées dans le temps. » Ce recours effectué par la Fedem avait été vivement été critiqué par le Conseil national. Le président Valeri avait notamment estimé que ce recours n’avait pas pour but de défendre  les intérêts des entreprises, mais relevait uniquement « de la défense d’une idéologie. »

    -

    Les dernières news

    L’Observateur de Monaco

    Créé en 2005, L’Observateur de Monaco s’est progressivement imposé comme un rendez-vous mensuel d’information et d’analyse consacré à la vie de...

    Plongée nostalgique dans le Monaco des années 50 à 70

    C’est une immersion dans le Monaco d’hier. À travers un document baptisé Florilège d’actualités monégasques filmées par TMC, la plateforme de l’Institut audiovisuel de Monaco a exhumé des mini-reportages tournés entre 1956 et 1974 par Télé Monte-Carlo.

    Sécurité, projets pour le Devens, salles de prières, relations avec Monaco… Les propositions des candidats aux municipales de Beausoleil

    De la sécurité au réaménagement du Devens, en passant par la question des lieux de prière, les candidats aux municipales de Beausoleil déclinent leurs priorités et leurs propositions.

    La Sélection

    Jeunes diplômés à Monaco : voici les secteurs qui recrutent

    Créée en 2010, la Commission d’insertion des diplômés (CID) aide la jeunesse de la Principauté — et désormais celle des communes limitrophes — à trouver un stage, une alternance, ou un premier emploi à Monaco. Comment ces jeunes lycéens et étudiants sont-ils accompagnés dans le grand bain de la vie active ? Quels sont les secteurs d’activité qui recrutent et ceux qui embauchent peu en Principauté ? Et quel est l’intérêt des entreprises monégasques à collaborer avec cette commission ? L’Obs’ vous dit tout.

    Activités immobilières à Monaco : le grand ménage législatif

    Avec plus de 160 agences immobilières, une surreprésentation de marchands de biens, et une multitude d’intermédiaires non autorisés, une concurrence féroce et parfois déloyale se joue. Pour professionnaliser et encadrer ce secteur central de l’économie monégasque, deux textes de loi ont récemment émergé avec des mesures clés : obligation d’une résidence effective à Monaco, fin des prête-noms, mandat écrit obligatoire, ou encore carte professionnelle et formation continue. Voici ce qu’il faut retenir.

    Monaco veut défendre son image à l’international face aux critiques

    Face à des articles de presse considérés comme « dévalorisants », le gouvernement monégasque et le Conseil national souhaitent mettre en place une communication plus proactive à l’international pour défendre l’image de la Principauté.