Pour réduire les embouteillages et faire en sorte que les salariés venant de France ou d’Italie passent moins de temps sur les routes pour rejoindre la principauté, plusieurs pistes ont été, et sont encore, étudiées par les autorités monégasques. L’une d’entre elles avait d’ailleurs grandement surpris le conseil national. En séance budgétaire il y a quelques mois, Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre à l’équipement et l’urbanisme, avait en effet dévoilé que les groupes Bouygues et Vinci travaillent actuellement sur un projet de métro souterrain qui irait entre Nice et la Principauté : « C’est un projet qui partirait de Nice Riquier pour arriver directement à Monaco en passant normalement sous le terrain de la Brasca », avait-elle indiqué. Pour connaître davantage les tenants et les aboutissants de ce projet colossal, l’Obs’ a sollicité une interview avec ce membre du gouvernement. « Concernant les réflexions en cours sur le projet entre Nice et Monaco, à ce stade, je n’ai rien d’autre à ajouter », nous a indiqué en réponse Marie-Pierre Gramaglia. Même fin de non recevoir du côté du groupe Vinci : « Malheureusement, nous ne pouvons pas évoquer ce projet », nous a-t-on répondu. Le gouvernement monégasque a uniquement rappelé son objectif en matière de mobilité et de trafic sur les routes : « L’objectif est de revenir en 2030 au niveau du trafic véhicules légers entrant et sortant des années 1990, nous indique Marie-Pierre Gramaglia. Cela implique de réduire de 20 % le trafic automobile par rapport à 2019, tout en absorbant les flux supplémentaires induits par le développement économique et démographique entre 2019 et 2030. » Ce membre du gouvernement rajoute : « Il ne faut rien s’interdire. Toute idée qui cherche à améliorer l’accessibilité de la Principauté suscite l’intérêt du gouvernement. »
