La Principauté de Monaco est un territoire filmé sous tous les angles. Sur 2km2, plus de 1000 caméras de vidéosurveillance scrutent rues, boulevards, avenues et autres galeries piétonnes. Mais à quand remonte la toute première caméra sur le sol monégasque ? Il faut faire un bond dans le temps, de 40 ans…
A l’époque de cette photo qui date de l’année 1959, les caméras de vidéosurveillance n’étaient pas encore déployées sur le territoire monégasque. Les policiers étaient toutefois déjà aux premières loges pour veiller à la sécurité du pays. Ce poste de surveillance avait été rebaptisé à l’époque par la population, “le champignon de la place d’Armes“ ou bien le “Spoutnik“ en raison de sa forme. Voilà pour l’anecdote… Pour retrouver la trace de la toute première caméra de vidéosurveillance, il faut remonter dans les années 80. En 1982 précisément. Celle-ci était alors positionnée à la Place d’Armes. « Le prince Rainier III a été visionnaire en installant les premières caméras. C’est la mère de toutes les sécurités », a toujours assuré sur ce sujet Richard Marangoni, contrôleur général en charge de la Direction de la Sûreté Publique.

1000 caméras : « Ce n’est pas si extraordinaire que cela »
Quatre décennies plus tard, Monaco en compte désormais 1057 selon un décompte récemment effectué. Sur ce nombre de plus de 1000 caméras qui paraît très conséquent, le département de l’Intérieur a toutefois toujours apporté une nuance. « Le nombre absolu de caméras peut paraître très conséquent, mais lorsqu’on le corrèle à la complexité topographique de Monaco, il n’est pas si extraordinaire que cela, nous avait expliqué Patrice Cellario, conseiller-ministre à l’intérieur. En Principauté, et peut-être plus que sur d’autres territoires, il y a énormément d’ouvrages souterrains, d’ascenseurs, etc. Tous ces cheminements sont télésurveillés. » Autre élément à prendre en compte : la géométrie des lieux fait que le champ de couverture d’une caméra est parfois très réduit. « Dans 4 m², il peut y avoir deux caméras parce que la présence d’une seule serait insuffisante pour disposer d’une vision complète des lieux », avait rajouté ce membre du gouvernement.
