Economie — C’est une étude très attendue par les professionnels du secteur. Fin janvier, l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (IMSEE) a publié son traditionnel Observatoire de l’immobilier. Cette étude passe au crible, les ventes et les reventes d’appartements sur le marché de l’ancien et du neuf. Et comme chaque année, les prix et le montant des transactions restent vertigineux… —
Combien d’appartements neufs livrés en 2019 ?
L’étude de l’IMSEE démarre toujours par un premier décryptage : déterminer, chaque année, le nombre d’appartements neufs qui ont été livrés, et donc commercialisés, à Monaco dans le secteur libre. Un nombre qui varie forcément selon les constructions… Ainsi, si en 2015, trois immeubles neufs sont sortis de terre (la tour Odéon, la Petite Afrique, et le Méridien, à Fontvieille) avec à la clé, 195 appartements neufs (un record depuis plus de 10 ans), en 2018, en revanche, un seul immeuble neuf a été livré : Le Stella à la rue Hubert Clérissi. Au total, les 4 blocs de ce projet immobilier contiennent 89 appartements, essentiellement des deux pièces. Qu’en est-il pour l’année 2019 ? Selon l’IMSEE : 49 appartements au total ont été livrés en 2019 dans le secteur libre. Toutefois, sur ces 49 logements neufs, 40 sont ceux du One Monte-Carlo, entièrement destinés à la location. Et les 9 autres, partiellement destinés à la vente, sont les appartements de l’immeuble 26 Carré d’or, sur l’avenue de la Costa. Ainsi, seule une poignée d’appartements neufs, destinés à la vente, ont donc été construits en 2019.
Ventes et reventes : quelles différences ?
Dans son étude, l’IMSEE distingue les transactions immobilières en deux catégories, avec d’une part, les ventes, et d’autre part, les reventes. Qu’est-ce qui distingue alors les deux termes ? Pour une vente : il s’agit de la première cession d’un appartement. Et petite subtilité supplémentaire : cette première transaction doit avoir lieu dans les cinq ans après l’achèvement du bien. Pour une revente : il s’agit de la deuxième cession d’un bien immobilier, ou bien la première, mais dans un délai supérieur à cinq ans.
33 appartements neufs vendus en 2019, dont 25 sur plan
Chaque année, le marché des ventes (neuf) est forcément plus ou moins dynamique selon les constructions qui ont été livrées et commercialisées dans l’année écoulée. En 2019, 33 appartements neufs ont ainsi été vendus, (dont 25 sur plan). C’est beaucoup moins qu’en 2018, (72 ventes) mais cette année-là, la commercialisation de l’immeuble Le Stella, avec ses 89 appartements, avait considérablement boosté le marché. Mais il suffit de voir le montant total des transactions en 2019 et le prix moyen de vente pour se rendre compte que le marché est encore très soutenu et se porte bien. Dans le détail, l’IMSEE nous apprend en effet que sur ces 33 biens vendus l’année dernière, 9 se sont arrachés à plus de 10 millions d’euros, 2 entre 5 et 10 millions d’euros, et 22 à moins de 5 millions d’euros. Le montant total des transactions s’élève quant à lui à 320,5 millions d’euros. Soit un prix moyen de vente à 9,7 millions d’euros, contre 5,2 millions en 2018. « Le prix moyen a presque doublé (+ 89 %) en raison de la vente de biens d’exception », note l’IMSEE. L’institut souligne en effet que l’année dernière plusieurs biens de grande taille ont été vendus. Notamment des quatre et cinq pièces et plus.
Reventes 429 appartements vendus en 2019
Comment se porte le marché de l’immobilier ancien ? Selon les éléments fournis par l’IMSEE, le nombre de reventes est en repli (- 4,9 %), mais se maintient à un niveau élevé. Au total, 429 biens ont en effet été vendus en 2019, contre 451 en 2018. Soit 22 ventes en moins. « Le nombre de quatre pièces vendus progresse fortement (+24,4 %) alors que celui des trois pièces diminue (-28,1 %), note l’institut. 15 villas — le plus souvent acquises en vue de promotions immobilières — ont été vendues en 2019, le plus grand nombre enregistré depuis la création de cet observatoire en 2010. » Bien que le nombre de transactions ait diminué par rapport à l’année 2018, le montant des reventes progresse, lui, nettement (+6,4 %) et s’approche des 2,5 milliards d’euros. « Ce plus haut niveau historique est atteint grâce à la forte progression du montant des reventes de villas », souligne l’IMSEE. Dans le détail, on apprend que 60 biens ont été vendus à plus de 10 millions d’euros, 81 entre 5 et 10 millions d’euros, et 288 à moins de 5 millions d’euros. Quant au prix moyen d’une revente, il s’élève à 5,8 millions d’euros (contre 5,2 en 2018.) En 2010, il était de 2,7 millions d’euros. Sur 10 ans, il a donc plus que doublé.
