Des propriétaires de deux-roues à Monaco ont pris une mauvaise habitude… Lorsqu’ils entrent dans un parking public monégasque, ils passent en douce sur le côté de la barrière, et stationnent ainsi sans payer. Le service des parkings publics de la Principauté a décidé d’agir.
Certains propriétaires de deux-roues ont manifestement pris une fâcheuse habitude : lorsqu’ils entrent dans un parking public en Principauté, ils ne prennent pas de ticket, et ne franchissent donc pas la barrière comme le font tous les automobilistes. Ils préfèrent plutôt se glisser en douce sur le côté, dans l’espace libre situé entre l’extrémité de la barrière et le mur. Un constat qui, forcément, agace le service des parkings publics de la Principauté et les propriétaires de deux-roues qui, eux, paient leur abonnement et se retrouvent parfois sans place libre. Que se passe-t-il alors pour ces fraudeurs lorsqu’ils sont pris la main dans le sac ? Il y a d’abord la méthode douce. Lorsqu’ils sont repérés, des agents de parking vont directement à leur encontre et leur demandent de se munir d’un ticket. Pour les récidivistes en revanche, ça se corse. Les deux-roues peuvent se retrouver immobilisés. Notamment avec des sabots.
Des barrières rallongées
Pour éviter à l’avenir ce genre de fraude, le service des parkings publics a trouvé une solution, a priori imparable : les barrières vont être tout bonnement rallongées, de manière à ce que motos et scooters ne puissent plus se glisser en douce sur le côté. C’est déjà le cas au parking du Larvotto ainsi que dans tous les nouveaux parkings publics. Pour mieux contrôler l’accès et les sorties des deux-roues, ce service souhaite également généraliser une autre méthode : mettre au point des systèmes d’accès mains libres. Car s’il y a effectivement des fraudeurs qui passent en douce sans payer, il n’est pas rare que des propriétaires de deux-roues disposant d’un abonnement payant, passent eux aussi à côté de la barrière. Pourquoi ? Car lorsqu’on est en moto ou en scooter, le geste de sortir une carte pour ouvrir la barrière peut manifestement être vite contraignant.
Une technologie main libre bientôt généralisée ?
De plus, contrairement aux voitures, la lecture automatique de plaque d’immatriculation sur un deux-roues est impossible, celle-ci étant située à l’arrière et non à l’avant. Voilà pourquoi, le service des parkings publics souhaite moderniser l’intégralité des périphériques. « Dans environ deux ans, nous espérons pouvoir déployer des systèmes totalement mains libres, longue distance. Le but est de s’affranchir du support et du geste, aussi bien pour les deux-roues que pour les voitures », explique Eric Sciamanna le directeur. Cette carte du futur intègre trois technologies : la plus ancienne, à savoir la piste magnétique, ensuite le NFC (Near-field communication), et enfin de l’ultra haute-fréquence (UHF). A l’avenir, il suffira simplement d’avoir la carte sur soi ou dans son véhicule pour que la barrière s’ouvre automatiquement. Finie l’obligation d’intégrer la carte dans la borne. Cette technologie est déjà opérationnelle au parking de la Visitation.
