samedi 14 mars 2026
plus
    AccueilLifestyleCarnet de voyageMadrid Cœur battant de l’Espagne

    Madrid Cœur battant de l’Espagne

    -

    Evasion — La capitale espagnole n’a vraiment rien à envier à sa rivale locale Barcelone. A Madrid, on y va avant tout pour l’ambiance, l’architecture, l’art et parce que c’est là que bat le vrai cœur de l’Espagne. Préparez vos bagages en suivant les conseils de L’Obs’

     

    Il faut avoir les oreilles bien accrochées. A Madrid, le cliché des Espagnols qui parlent fort… n’est pas du tout un cliché ! Si c’est aussi un atout charme de la vie madrilène, votre ouïe n’en sortira peut-être pas indemne… Cela étant dit, ce n’est qu’un petit inconvénient en comparaison des excellentes raisons qui devraient vous pousser à visiter la capitale du royaume, plus grande ville d’Espagne. 3,2 millions d’habitants pour cette capitale d’État qui abrite la plupart des institutions politiques du pays, dont la résidence royale, le siège du gouvernement et le Parlement. Pour autant, et bien qu’elle soit la résidence de la cour depuis 1561, la ville n’a obtenu le statut juridique de capitale qu’avec l’avènement de la Seconde République et la promulgation de sa constitution en 1931. A Madrid, le voyage se veut artistique, romantique, historique. La ville, troisième plus grande de l’Union européenne après Londres et Berlin, se visite en se vivant. La richesse patrimoniale est indéniable. Il suffit de se balader (en levant les yeux vers les toits et leurs sculptures étonnantes) sur la Gran Via, artère principale de Madrid, pour s’en convaincre.

    Guernica en vedette

    Artistiquement parlant, on vous recommande la visite du musée de la Reine Sofia. Situé à deux pas de la gare centrale Atocha (dont la serre tropicale en son sein vaut le détour), le musée abrite le célèbre Guernica, fresque picturale du peintre Pablo Picasso réalisée entre le 1er mai et le 4 juin 1937 à Paris. Une toile monumentale qui dénonce le bombardement de la ville de Guernica le 26 avril 1937 lors de la guerre d’Espagne. Sur quatre étages, cet établissement offre d’autres chefs d’œuvre axés sur le travail d’artistes espagnols cubistes, mais pas que. On y célèbre l’art de Joan Miró ou de Salvador Dalí. Mais aussi celui de personnalités du cubisme comme Albert Gleizes, Juan Gris, Maria Blanchard, Oskar Schlemmer ou Francisco Itturino. Un étage entier est consacré à l’expression artistique de la fin de la guerre d’Espagne à nos jours. Si vous êtes plus traditionnaliste, c’est vers le musée national du Prado qu’il faudra vous tourner. Construit par Juan de Villanueva et inauguré en 1819, il abrite des toiles de Diego Velasquez, Francisco de Goya, Pierre Paul Rubens, El Greco. Les pièces d’exception sont multiples.

    Plaza Mayor

    Outre cet aspect culturel, Madrid — on le répète — est une ville qui se vit. Au gré de vos envies, parcourez ses ruelles étroites mais aussi ses larges avenues à pied. Le cœur de ville n’est pas à louper. Depuis la Gran Via, poursuivez votre chemin vers la Puerta del Sol et surtout vers la plaza Mayor, entièrement piétonne, accessible par neuf entrées. L’été et les fêtes de fin d’année constituent ses périodes les plus animées. Datant du XVIème siècle, elle a été réaménagée au fil du temps notamment à cause de trois incendies successifs entre 1631 et 1790, imposant de fait et à chaque fois sa reconstruction. Elle a aussi très fréquemment changé de nom. Si aujourd’hui, c’est un lieu de vie très prisé des touristes et des Madrilènes pour ses sublimes façades, ses maisons anciennes et sa statue équestre de Philippe III, elle était l’épicentre au XVIIème siècle de spectacles en tous genres comme des corridas, mais aussi des procès de l’Inquisition ou carrément des bûchers.

    Boire et manger à l’espagnol

    On va aussi en Espagne pour boire et manger. Et de ce côté-là non plus, vous ne serez pas déçu ! A deux pas de la Plaza Mayor, le détour est obligatoire par le mercado San Miguel. Cet établissement centenaire — un des rares et meilleurs exemples d’architecture en fer de la ville — est devenu le premier marché gastronomique de la capitale. Situé en plein cœur du Madrid des Habsbourg et affichant plus de 10 millions de visiteurs par an, c’est un petit temple de la gastronomie espagnole : du jambon ibérique aux fruits de mer les plus frais qui arrive de Galice au quotidien, en passant par les plats de riz méditerranéens ou les fromages les plus spéciaux de Castille, des Asturies ou du Pays Basque, on y déguste des produits et des vins de grande qualité provenant de tous les coins d’Espagne. Sur le chemin des saveurs, n’oubliez pas de tester les petites échoppes très animées des quartiers branchés de Malasana et de Chueca. Le premier est un quartier qui a marqué la nuit madrilène, berceau de la célèbre « Movida » des années 80 et éternel refuge d’une faune nocturne éclectique. Le second est devenu un quartier branché d’avant-garde, où restaurants, bars et discothèques côtoient les boutiques de mode.

    Street art et nature

    La nuit, la vie est aussi intense que le jour à Madrid. La longue marche nocturne draine des milliers de personnes qui vaquent de bars en bars, de restaurants à tapas en cerveceria à la recherche du mode de vie à l’espagnol. On rit, on boit, on mange en famille, entre amis et jusque tard dans la nuit. Pour de l’animation, de l’underground et du multiculturel, on peut se tourner vers le quartier de Lavapiès qui dispose de son propre marché. Le mercado San Fernando est beaucoup moins tape à l’œil que celui du quartier de la plaza Mayor. Il est aussi beaucoup plus authentique (et accessible). Le dimanche s’y retrouvent des centaines de Madrilènes qui profitent de sa décontraction pour partager des bons moments autour d’une cerveza (bière) et d’une petite “racion” de paëlla. On vient aussi dans ce quartier pour son art urbain qui se dessine sur ses murs. Un petit passage par Tabacalera, centre d’art contemporain plutôt décalé, est vraiment appréciable. Enfin, le jour, on opte pour la visite à pied de lieux plus nature comme le parc du Retiro, 125 hectares et plus de 15 000 arbres situés à deux pas du centre-ville créé entre au XVIIème siècle. Le parc abrite un grand bassin — pour faire un peu de barque — devant lequel est érigé le monument à Alphonse XII d’Espagne. Une roseraie, 12 statues dans la galerie du parc et deux Palais, dont le splendide palais de Cristal complètent le panorama. Ce vestige de l’exposition coloniale de 1887 servit de serre pour le pavillon des Philippines avant de devenir un lieu d’exposition, notamment d’art moderne. Et à l’image de Madrid, il brille par sa simplicité, son modernisme et son élégance.

     

     

    -

    Les dernières news

    L’Observateur de Monaco

    Créé en 2005, L’Observateur de Monaco s’est progressivement imposé comme un rendez-vous mensuel d’information et d’analyse consacré à la vie de...

    Plongée nostalgique dans le Monaco des années 50 à 70

    C’est une immersion dans le Monaco d’hier. À travers un document baptisé Florilège d’actualités monégasques filmées par TMC, la plateforme de l’Institut audiovisuel de Monaco a exhumé des mini-reportages tournés entre 1956 et 1974 par Télé Monte-Carlo.

    Sécurité, projets pour le Devens, salles de prières, relations avec Monaco… Les propositions des candidats aux municipales de Beausoleil

    De la sécurité au réaménagement du Devens, en passant par la question des lieux de prière, les candidats aux municipales de Beausoleil déclinent leurs priorités et leurs propositions.

    La Sélection

    Jeunes diplômés à Monaco : voici les secteurs qui recrutent

    Créée en 2010, la Commission d’insertion des diplômés (CID) aide la jeunesse de la Principauté — et désormais celle des communes limitrophes — à trouver un stage, une alternance, ou un premier emploi à Monaco. Comment ces jeunes lycéens et étudiants sont-ils accompagnés dans le grand bain de la vie active ? Quels sont les secteurs d’activité qui recrutent et ceux qui embauchent peu en Principauté ? Et quel est l’intérêt des entreprises monégasques à collaborer avec cette commission ? L’Obs’ vous dit tout.

    Activités immobilières à Monaco : le grand ménage législatif

    Avec plus de 160 agences immobilières, une surreprésentation de marchands de biens, et une multitude d’intermédiaires non autorisés, une concurrence féroce et parfois déloyale se joue. Pour professionnaliser et encadrer ce secteur central de l’économie monégasque, deux textes de loi ont récemment émergé avec des mesures clés : obligation d’une résidence effective à Monaco, fin des prête-noms, mandat écrit obligatoire, ou encore carte professionnelle et formation continue. Voici ce qu’il faut retenir.

    Monaco veut défendre son image à l’international face aux critiques

    Face à des articles de presse considérés comme « dévalorisants », le gouvernement monégasque et le Conseil national souhaitent mettre en place une communication plus proactive à l’international pour défendre l’image de la Principauté.