Alors que la Société des Bains de Mer se prépare à accueillir prochainement un nouveau président en la personne de Stéphane Valeri, le groupe poursuit plusieurs projets. Voici ce qu’il faut retenir.
Un nouveau restaurant SBM sur l’avenue princesse Grace (côté France)
Alors que les travaux au Café de Paris sont toujours en cours, la SBM a confirmé en parallèle un nouveau projet : celui d’ouvrir un nouveau restaurant festif sur l’avenue princesse Grace, mais côté Roquebrune-Cap-Martin, non loin du Monte-Carlo Beach.Il s’agit d’un bâtiment désaffecté qui abritait jadis un coiffeur. « Nous espérons pouvoir ouvrir pour l’été 2023. Nous proposerons du dîner festif, mais contrairement à ce que nous avons fait avec Coya et Amazonico, nous allons essayer de créer un concept à nous », a indiqué Jean-Luc Biamonti le président-délégué il y a quelques semaines à la presse. Seul élément communiqué à ce stade : les cuisines seront abritées dans ce bâtiment désaffecté et le restaurant sera en extérieur protégé. « En raison de la loi littorale, nous ne pouvons pas faire de construction en dur », a rajouté le président-délégué. Le budget des travaux est estimé à ce stade à un peu plus de 3 millions d’euros.
L’achat loupé d’un immeuble dans le Carré d’or
La SBM avait dans l’idée d’acquérir un immeuble en plein coeur du Carré d’or. Sa localisation ? Dans la descente de l’avenue de la Madone, juste après l’entrée voitures du Métropole. « C’était un très beau building ancien, qui appartenait à la BNP. Le bien a été mis en vente. Il y a eu des enchères compétitives. Nous avons fait ce que nous croyions être un très, très, bon prix , surtout au deuxième tour. Et nous avons perdu… C’est donc un autre acquéreur qui détient ce bien », a récemment révélé Jean-Luc Biamonti.
Surélévation à Aigue Marine
Du changement en perspective également au sein du siège administratif de la SBM, à l’ immeuble Aigue Marine. Dans cet établissement situé 8 rue du Gabian à Fontvieille, une opération de surélévation a été décidée. Selon nos informations, elle serait de trois niveaux et les travaux seront réalisés en site occupé. « Nous avons racheté une partie des bureaux où nous n’étions pas propriétaires », a indiqué Jean-Luc Biamonti.
Prolongation pour le Méridien
Du nouveau également dans le dossier de l’hôtel Méridien. Rappelons que si les murs de cet hôtel appartiennent à l’Etat, la SBM en est locataire, sans gérer l’exploitation. Jean-Luc Biamonti a indiqué il y a quelques semaines qu’un nouveau contrat devait être finalisé. « L’accord entre l’État, la SBM et le Méridien est arrivé à échéance en septembre 2023. Il sera prolongé à nouveau pour deux ou trois ans », a-t-il assuré.
Des économie d’énergie à la SBM ?
Un plan d’action pour réduire la consommation d’énergie sera-t-il appliqué par la SBM ? « C’est un problème compliqué sur lequel on réfléchit, a assuré Jean-Luc Biamonti. Pour ce qui est du back-office, bien entendu, on va s’imposer les règles qu’il faut s’imposer comme la baisse du chauffage en hiver par exemple. Mais le front-office, c’est plus difficile à gérer car notre métier c’est de vendre du bien-être. Il est délicat de proposer des chambres d’hôtel dans lesquelles il fait froid l’hiver. On comprend bien la nécessité de faire des économies d’énergie, mais il faut aussi faire passer le message à nos clients… »
Un rajeunissement de la clientèle à la SBM
La clientèle de la SBM – souvent qualifiée de vieillissante – aurait plutôt rajeuni ces deux dernières années. « 53% de nos clients ont moins de 50 ans, alors qu’en 2019/2020, ce taux était de 44%. C’est la première fois que cela nous arrive », a indiqué le président-délégué du groupe. Comment expliquer alors cette soudaine cure de jouvence ? Selon Jean-Luc Biamonti, c’est la modernisation des outils informatiques et la digitalisation mis en place par le groupe qui ont fait leur petit effet. « Plus de jeunes réservent via internet, indique-t-il. Un des buts de cette digitalisation est aussi d’attirer le plus possible de clients en direct plutôt que de les faire passer par tous les réseaux possible de réservation qui nous bouffent de la marge. » Depuis ces investissements massifs en matière de digitalisation, la SBM assure avoir augmenté de 74% le nombre de réservations en direct.
Du mouvement au sein du conseil d’administration de la SBM
Qui sont les membres du conseil d’administration de la Société des Bains de Mer ? Les statuts prévoient que le groupe puisse avoir un nombre d’administrateurs compris entre 7 et 11. A l’heure actuelle, ils sont bel et bien 11. Parmi les membres, on retrouve Laurent Nouvion, ancien président du conseil national, Marie-Pierre Gramaglia, ancienne conseillère-ministre à l’équipement et à l’urbanisme, mais aussi Pierre Svara, ancien élu du conseil national et ex-président de l’AS Monaco FC, ou encore la directrice de la banque UBS Monaco, Agnès Falco, ainsi que l’avocat, Thierry Lacoste. Un nouveau membre a également rejoint les rangs, il s’agit de Troy Fraser Hickox. « Il remplace monsieur Michael Mecca qui était le représentant du groupe Galaxy », a indiqué Jean-Luc Biamonti. Ce dernier ayant atteint la limite d’âge, il ne peut donc plus siéger. Autre départ : Michel Dotta. Ce dernier a cessé ses fonctions au sein du conseil d’administration en septembre 2021 car il avait atteint, lui aussi, la limite d’âge statutaire. « La machine a rumeur disait qu’il avait été débarqué. Ce n’est pas du tout le cas », a tenu à préciser Jean-Luc Biamonti lors de l’assemblée générale des actionnaires le 23 septembre dernier. Les autres membres du conseil d’administration sont Aleco Keusseoglou, président-délégué de la Société d’Exploitation des Ports de Monaco (SEPM),Nicolas Bazire, représentant permanent de la holding UFIPAR (groupe LVMH), mais aussi Christophe Navarre, président du fonds d’investissement Neptune International. Après la démission de Brigitte Boccone-Pagès, l’ancien président du conseil national, Stéphane Valeri est devenu le 11ème administrateur de la SBM. Il doit être prochainement nommé à la tête du groupe en remplacement de Jean-Luc Biamonti.
