Le conseil national le souhaitait et l’a demandé… Le gouvernement n’a finalement pas voulu. Alors qu’en France, les autorités ont décidé un retour obligatoire de tous les élèves des écoles et des collèges dès le 22 juin, pour deux semaines de cours, Monaco n’a pas souhaité faire la même démarche. « La fin de l’année scolaire est fixée en Principauté au vendredi 26 juin au soir, alors qu’en France, ce terme est fixé au 4 juillet au soir. L’intérêt pédagogique d’un retour obligatoire à l’école est donc très limité. Cela reviendrait en effet à ouvrir les écoles pour une semaine seulement », a justifié le gouvernement. Autre cause avancée : la distance sanitaire retenue à Monaco est de 1,50 m contre 1 m en France. « Le respect de cette distance entre les élèves ne permettrait donc pas d’accueillir la totalité de l’effectif d’une classe (22 à 25 élèves) dans une salle de classe », poursuit le gouvernement. Enfin, selon les autorités monégasques, « le début des réunions de conseils de classe relativise fortement l’intérêt d’un tel retour des élèves et peut être source d’incompréhension, tout d’abord par l’élève lui-même dont le système de cotation aura été arrêté, ainsi que par le personnel enseignant ensuite qui est déjà partiellement mobilisé par les conseils de classe, ce qui limite sa disponibilité en classe. » Du côté du conseil national, quelques jours avant cette annonce officielle du gouvernement, les élus militaient plutôt pour un retour des élèves. « A partir du moment où le virus est maîtrisé en Principauté, il faut que la vie économique et sociale reprenne. L’ouverture des écoles fait partie de cette relance. On ne peut que demander au gouvernement d’aller dans le sens d’une réouverture, avait indiqué lors d’une conférence de presse le président Stéphane Valeri. Même si l’on arrive, effectivement, vers la fin de l’année, il reste tout de même encore quelques jours. » La délégation du conseil national avait donc demandé à ce qu’il y ait un retour des élèves en classe, et ce, tous les jours de la semaine. « Quand on ouvre un jour ou deux dans la semaine, il est difficile pour les parents d’organiser leur travail. Plus tôt on ira vers une scolarité normalisée, mieux ça vaudra. Et c’est aujourd’hui possible étant donné la maîtrise de la circulation du virus. » A noter toutefois que l’accueil des enfants durant les vacances scolaires au sein d’un centre aéré le plus élargi possible, sera organisé en fonction des règles et des protocoles sanitaires fixés par les autorités françaises en la matière. Notamment pour ce qui est du centre de loisirs Prince Albert II.
-
