Dans la nuit de dimanche à lundi, un bateau mesurant 16 mètres de long a sombré dans le port de Fontvieille générant une pollution importante. Entre 50 et 100 litres d’hydrocarbures se sont dispersés dans le port. Plusieurs entités sont intervenues, et interviennent encore aujourd’hui, pour traiter cette pollution.
Le week-end de la Toussaint ne fut pas de tout repos notamment pour les équipes de la Société d’exploitation des ports de Monaco (SEPM)… Dans la nuit de dimanche à lundi, à l’aube, le personnel a constaté qu’un navire mesurant 16 mètres de long a tout bonnement sombré dans le port de Fontvieille, au niveau de la contre-jetée. « Tous les matins, les équipes de la SEPM effectuent un tour des différent ports pour pointer les bateaux présents ou absents. Si le personnel constate qu’un navire est mal amarré ou présente un signe de gîte suspecte ou des accumulations d’eau, le propriétaire en est informé et le nécessaire est immédiatement fait si la situation le nécessite. Or, le lundi 1er novembre, les équipes ont noté qu’un bateau était absent lors de ce pointage matinal », explique Olivier Lavagna, directeur général de la SEPM. Un autre signe a permis au personnel de comprendre que la situation était tout à fait inhabituelle : au soleil levant, les équipes ont en effet constaté des traces d’irisations, signe de la présence d’hydrocarbures. Aussitôt ce constat effectué, la SEPM a mobilisé immédiatement les acteurs institutionnels : la division de la police maritime et aéroportuaire, la direction des affaires maritimes, le corps des sapeurs-pompiers, ainsi qu’une société prestataire des ports spécialisée pour ce type de pollution.
« Une pollution importante »
Le propriétaire du bateau a été à son tour immédiatement contacté pour l’informer de la situation. Ce contact avait également pour objectif d’avoir des indications sur le volume de gazole contenu dans le réservoir. Ce sont ainsi a priori entre 50 et 100 litres d’hydrocarbures qui se sont dispersés dans le port. « C’est une pollution importante qui est difficile à canaliser dès-lors que le bateau n’est plus en surface. Pour autant, des barrages ont été mis en place ainsi que des produits écologiques absorbants et dispersants », rajoute Olivier Lavagna. Les opérations de résorption de la pollution se poursuivront encore aujourd’hui, toute la journée.
Le propriétaire convoqué à la police maritime
Comment expliquer alors qu’un navire de 16 mètres puisse ainsi sombrer ? A ce stade, les causes de l’incident ne sont pas identifiées. Elles devraient rapidement l’être par le renflouement du bateau qui va être initié dès ce mardi 2 novembre si la météo le permet puis par sa mise en cale sèche. « Ce type d’incident n’arrive pas souvent. On l’a déjà constaté sur des plus petits bateaux, mais pas sur des navires de cette taille. Il est encore tôt pour expliquer très précisément les causes de cet incident. Cela peut être lié à une venue d’eau coïncidant avec une pompe de fond de cale qui a eu un dysfonctionnement ? Etant donné qu’il a aussi beaucoup plu durant le week-end, cet ensemble d’éléments ont pu prendre un effet d’entrainement, aboutissant à faire sombrer peu à peu le navire ». De son côté, le propriétaire du bateau s’est présenté hier à la police maritime. « Le propriétaire va devoir supporter l’ensemble des frais par rapport aux dommages causés par la pollution. Un dossier administratif a été ouvert », rajoute le directeur de la SEPM.
La responsabilité des propriétaires
La SEPM profite de cet incident pour rappeler également que les propriétaires des bateaux doivent régulièrement veiller à l’entretien et à la surveillance de leurs navires et systèmes d’amarrages « qui relèvent de leurs responsabilités auxquelles ne saurait se substituer la surveillance permanente assurée par les personnels des ports de Monaco »
