Faute de proposition crédible, l’appel d’offres pour lancer la navette maritime entre Nice et Cap d’Ail a été déclaré infructueux il y a quelques mois. La Métropole Nice Côte d’azur, maitre d’ouvrage sur ce projet a désormais affiché un horizon « à 2025 » pour son lancement. Monaco, de son côté, a encore confirmé son soutien financier à ce mode de transport.
Les salariés de la Principauté qui vivent à Nice devront encore s’armer de patience pour venir travailler à Monaco via la navette maritime. Ce mode de transport qui devait assurer une liaison entre les ports de Nice et de Cap-d’Ail toutes les demi-heures aux heures de pointe, devait, à l’origine, être lancé dans le courant de l’été 2021…Sauf qu’il y a quelques mois, le marché a été déclaré infructueux par la Métropole Nice Côte d’azur. En cause notamment ? Ce projet « n’a pas permis de dégager une solution rapide et 100% décarbonée », avait précisé le maire de Nice, Christian Estrosi, lors d’une conférence de presse dans laquelle il présentait les futurs investissements engagés pour moderniser les ports niçois. A cette occasion, c’est un horizon bien plus lointain qui a été dévoilé avec « une mise en place d’une navette maritime durable d’ici 2025. »
« Il a été choisi, pour des raisons de commodité et de simplicité, de mettre en place une navette entre deux ports français. C’est-à-dire entre Nice et Cap d’Ail et pas entre Nice et Monaco ce qui aurait été administrativement plus compliqué »
Le soutien financier de Monaco sur ce projet confirmé
Après cet appel d’offres infructueux qui retarde encore le lancement de ce projet, les élus du Conseil national en Principauté ont donc demandé au gouvernement lors des récents débats budgétaires si Monaco pouvait intervenir dans ce dossier pour, notamment, accélérer les délais. Manifestement, du côté monégasque , la marge de manoeuvre n’est pas grande sur ce point. « Car c’est la Métropole Nice Côte d’Azur qui est maître d’ouvrage. Celle-ci a considéré que le marché devait être déclaré infructueux faute d’offre crédible. Le président de la métropole m’a donc écrit récemment pour me dire qu’il relançait une nouvelle procédure. Nous avons assuré par un courrier qui date de février dernier que nous soutenions toujours le projet et que nous assumions nos engagements en ce qui concerne le financement, tant au niveau de l’investissement que du fonctionnement », a indiqué le ministre d’Etat, Pierre Dartout.
Pourquoi pas d’arrivée dans le port de Monaco ?
Autre question qui se pose : pourquoi ce port qui servira en grande partie à transporter les salariés français pendulaires qui travaillent en Principauté, ne fera pas halte dans un port monégasque, mais en France, à Cap d’Ail ? « Je n’ai pas tout l’historique du dossier mais il a été choisi, pour des raisons de commodité et de simplicité, de mettre en place une navette entre deux ports français. C’est-à-dire entre Nice et Cap d’Ail et pas entre Nice et Monaco ce qui aurait été administrativement plus compliqué », a expliqué Pierre Dartout. Effectivement il y a quelques mois, l’ex-conseiller ministre à l’équipement et à l’urbanisme, Marie-Pierre Gramaglia, avait déjà confirmé que les ports de Monaco ne seront finalement pas desservis, comme le souhaitaient pourtant les autorités monégasques à l’origine. L’idée a été abandonnée, afin de « lever toute difficulté juridique liée à une coopération transfrontalière », a-t-il été indiqué.
