VIOLENCE — Si le 25 novembre, la journée de lutte contre les violences faites aux femmes a rassemblé des milliers des personnes dans les rues de France, des efforts conséquents sont encore à fournir pour en venir à bout… Dans le courant du mois de novembre, c’est une scène particulièrement triste auxquelles ont dû faire face les appariteurs du palais de justice de Monaco. Après une audience correctionnelle où un père de famille comparaissait pour abandon de famille – depuis un an, il ne versait plus de pension alimentaire à la compagne de son enfant de 3 ans – la violence s’est enclenchée sur le parvis du palais de justice. La justice venait de décider une saisie sur salaire. A la sortie, l’ex-compagne indique en lui saisissant l’épaule que le petit souhaite parler à son père. Comme réponse, elle se voit infliger un coup de coude dans le nez, la faisant immédiatement et abondamment saigner. Tétanisée par l’impact et la douleur, elle s’agrippe à l’homme qui lui assène deux autres violents coups de poing en plein visage. Tout se déroule face à de nombreux témoins qui n’interviennent à aucun moment. Une personne demande alors de l’aide au palais de justice. « On a mis à l’écart l’enfant qui était en pleurs. Personne ne l’avait protégé et il s’est retrouvé avec du sang de sa mère… » réagit l’un des appariteurs, écœuré par l’inaction des passants. Et par la réaction de la nouvelle compagne de l’homme qui l’encourager à poursuivre. « Elle lui disait qu’il avait bien eu raison. » La police arrive rapidement sur les lieux. Le soir-même, les deux parents sont placés en garde à vue. L’enfant est placé au foyer Princesse Charlène. Depuis, une enquête policière est en cours pour déterminer les responsabilités avant de probables poursuites judiciaires.
