« Indigne ». C’est ainsi qu’Éric Ciotti, député UDR des Alpes-Maritimes, a qualifié la situation des 600 personnes incarcérées au sein de la maison d’arrêt de Nice lors de sa visite de l’établissement. Le taux de surpopulation carcérale y est de 198%, soit l’un des plus élevés du pays. Alors que l’établissement ne compte que 320 places opérationnelles, les détenus sont souvent trois, voire quatre dans des cellules de 8 à 9 mètres carrés. Une problématique d’autant plus inquiétante qu’elle est combinée à un manque d’effectif criant. Le taux de couverture de poste est de 88%, une vingtaine d’emplois demeurent donc vacants. Le bâtiment, vieux de 138 ans, cumule aussi des problèmes de vétusté.
Les journalistes ayant assisté à la visite parlent de « murs verts de pourriture » et « d’odeur suffocante ». Pour le député, cette visite a été l’occasion de réclamer, une fois de plus, une nouvelle prison à Nice. « En 2004, le projet le plus abouti était celui de Jacques Peyrat, un projet auquel Christian Estrosi s’était opposé avec force. Et puis il s’est opposé ensuite au projet qui devait voir le jour à Saint-Laurent-du-Var », a déploré Bernard Chaix, député niçois, rappelant que la sous-capacité limite les juges dans la mise en détention. « C’est honteux », a insisté Éric Ciotti à propos de celui qu’il tentera probablement de destituer aux prochaines élections municipales.
