DÉTENTION — Durant la période de confinement, 12 détenus sont restés à la maison d’arrêt de Monaco. Pour éviter une potentielle contamination au Covid-19 dans les cellules, le directeur des services judiciaires, Robert Gelli, a mis en place des dispositifs avant le 16 mars. « Notre souci a été de faire en sorte que le virus ne pénètre pas dans la maison d’arrêt, car si cela arrive, la gestion devient très compliquée, indique-t-il. Le virus n’a pas pénétré dans la partie détention. En revanche, nous avons eu quelques surveillants, en nombre très limité, qui ont malheureusement été positifs. » Une des première mesures qui a été décidée par ce haut magistrat a été la prise de température systématique pour toutes les personnes (surveillants et personnes extérieures) qui entraient dans l’enceinte. Le dispositif a ensuite été renforcé, avec la mise à disposition de masques et de gants pour les surveillants et la suspension de toutes les activités faisant intervenir des personnes extérieures, comme les visiteurs de prison, ou encore les moniteurs de sport. En revanche, contrairement au pays voisin, Robert Gelli a pris la décision de ne pas supprimer les parloirs, mais les visites aux détenus, en raison du confinement, ont forcément été plus rares. Pour compenser, le directeur des services judiciaires a décidé d’octroyer un temps supplémentaire d’appel téléphonique gratuit pour les détenus. « Nous avons rajouté 15 minutes de plus par jour pour chaque détenu aux 15 minutes qui existaient déjà », indique-t-il.
