La crise sanitaire et économique que vit actuellement la Principauté va-t-elle obliger le gouvernement à baisser les subventions accordées au milieu culturel et aux associations à Monaco ? A ce stade, le gouvernement ne parle pas de « coupes budgétaires » mais « d’efforts partagés ».
La question est nécessairement dans tous les esprits. Cette crise sanitaire et économique va-t-elle contraindre le gouvernement à opérer des coupes budgétaires dans les milieux culturel, sportif ou encore associatif ? Pour l’heure, le gouvernement répond qu’en raison des nombreuses annulations d’évènements, et du coup d’arrêt lié à la crise, beaucoup de subventions accordées en 2020 sont revenues dans les caisses de l’Etat : « Aujourd’hui, tout le monde est conscient des difficultés. Enormément d’entités culturelles , et autres organisateurs de grands événements, se sont d’ores et déjà manifestés pour nous dire qu’ils n’ont pas besoin de toute leur subvention cette année. D’ailleurs, certains nous ont déjà rendu une partie . Et selon l’évolution de la situation, peut-être qu’ils en rendront davantage. Cet effort, il est donc déjà largement partagé par tous pour l’année 2020 », a expliqué Jean Castellini, conseiller-ministre à l’économie et aux finances. Exemples concrets de budgets qui n’ont pas été utilisés ? Avec l’annulation du Grand prix de Monaco , les dépenses liées à l’aménagement des routes ou encore à l’installation et à l’enlèvement des tribunes n’ont évidemment pas été engagés. De même pour le Grimaldi Forum qui a annulé sa grande exposition estivale.
« Nous nous concentrons sur ce que nous ne dépenserons pas en 2020 »
Mais comment sera la situation après l’année 2020 ? « Aujourd’hui, nous nous concentrons donc plutôt sur ce que nous ne dépenserons pas en 2020 avec tous les acteurs concernés. Pour les années futures, cela dépendra de leurs programmes. Il faudra voir ce qui est vraiment nécessaire. Et ce sera discuté en bonne intelligence avec eux pour les mois et les années qui viennent. Je ne parlerai donc pas à ce stade de coupes budgétaires mais d’efforts partagés et contenus. Ne nous faisons pas peur. »Concernant les entités culturelles ou encore scientifiques, Jean Castellini considère que ce sont elles, aussi, qui contribuent « au rayonnement de Monaco à l’international » et donc « indirectement, qui sont sources de recettes » pour la Principauté. « Ce serait sans doute un calcul à très court terme que de baisser les subventions de certains d’entre eux », a-t-il conclu.
