Le marché des croisières est touché de plein fouet par la crise du coronavirus. Selon le directeur du tourisme à Monaco, Guy Antognelli, ce secteur est totalement à l’arrêt, et il sera même l’un des derniers à redémarrer.
La croisière… ne s’amuse plus du tout. S’il y a bien un secteur qui a été touché de plein fouet par la crise du coronavirus , c’est le marché des croisières La réputation de cette industrie a sombré dès le début de l’épidémie, avec la médiatisation du cas Diamond princess. Rappel des faits : plus de 3700 passagers et membres d’équipage ont été laissés plusieurs semaines en confinement sur ce paquebot amarré dans le port de Yokohama, avec au final 700 cas de contamination, dont 13 ont été mortels. Une gestion qui avait alors suscité de nombreuses critiques. Tout porte à croire donc que ce secteur, qui vit une crise sans précédent, en subira les effets sur le long terme « Ce secteur est complètement à l’arrêt, et je pense qu’il sera l’un des derniers à redémarrer, car on a bien vu qu’il pose, en cas de crise sanitaire, des problèmes extrêmement importants dus à la concentration de population et à sa nature itinérante même, explique Guy Antognelli, directeur du tourisme et des congrès à Monaco. La saison des croisières s’établissant en Principauté de mars à novembre, il me semble malheureusement difficile de concevoir qu’un grand nombre d’escales puissent avoir lieu en 2020. »
Interdiction des bateaux de croisières à Monaco
Lors de la présentation du plan de déconfinement à Monaco le 28 avril dernier, le gouvernement monégasque a confirmé l’interdiction des bateaux de croisière en Principauté. « Ces navires ont connu de fortes contaminations, des cas nombreux à bord, et nous ne pouvons pas envisager dans un futur proche, ni même en fixant une quelconque date aujourd’hui, d’accepter à nouveau l’activité de croisière en Principauté », a indiqué Jean Castellini, conseiller-ministre aux finances et à l’économie. Toutefois, concernant la plaisance, la navigation à la journée a pu reprendre de 9h à 20h. Et ce, sous le contrôle de la direction des services maritimes.
