A Monaco, très peu de commerces disposent de leur site de vente en ligne… Pour aider tous ceux qui souhaitent vendre leurs produit sur internet (en plus de leur boutique physique) deux Monégasques, Pierre Billon et Sébastien Lambla, sont en train de créer une plateforme de vente sur le web, accessible à tous les commerçants de la Principauté. Ceux qui sont intéressés peuvent d’ores et déjà se manifester sur le site pro.douxvillage.com. « La vente en ligne n’est pas l’ennemi du commerce local, c’est un allié précieux », estiment ces deux amis d’enfance du lycée Albert 1er, de retour à Monaco après avoir travaillé dans les nouvelles technologies dans de nombreux pays. « Il faut conjuguer le confort et la richesse de l’offre en ligne pour les clients d’un côté, et de l’autre le besoin qu’ont les commerçants locaux de trouver de nouveaux débouchés ». Pour cela, ces deux entrepreneurs assisteront les commerçants, pour « le paiement en ligne, la logistique de livraison, la gestion des stocks, la relation clientèle, le référencement, le marketing ou encore les stratégies de vente en ligne », expliquent-ils. Une version test avec quelques commerçants sera disponible dès juin, et d’ici septembre, Doux Village sera complètement lancé. Cette initiative est donc une bonne manière d’allier achat en ligne et achat local, et de donner un coup de boost aux commerçants qui ont durement souffert durant la crise sanitaire.
« Avoir une vitrine sur internet, cela a sauvé certains »
Durant le confinement, il y a ceux qui ont pu faire de la vente en ligne… et ceux qui n’ont pas pu, tout simplement car ils n’ont aucune présence sur internet. Quelques commerçants de Monaco sont parvenus à limiter un tout petit peu la casse en faisant de la vente sur le web. C’est le cas notamment du fleuriste (1) et président de l’UCAM, Nicolas Matile-Narmino. La semaine du 6 avril, ce professionnel a remis le site de son commerce en marche pour faciliter les commandes en ligne. En fonction de leur nombre, un salarié venait quelques heures par jour en boutique pour les préparer, et un livreur les acheminait ensuite jusqu’au domicile des clients, en respectant les consignes de sécurité sanitaire. « Le site internet à explosé. Même si cela ne représente qu’une toute petite partie de mon chiffre d’affaires, et que cela n’a évidemment pas équilibré les comptes, cette existence a fait que je n’étais pas complètement mort, explique-t-il. J’espère que tous les commerçants vont se rendre compte que, même si ça n’est pas notre cœur de métier, aujourd’hui, avoir une vitrine sur internet, c’est important et cela a sauvé certains. Le tunnel est long mais il y a donc des opportunités à saisir. Le commerce 2.0 en est une », conclut le président de l’UCAM.
(1) Gérant associé de Narmino-Sorasio SARL.
