Faut-il fuir ce que l’on exècre et se retirer du monde ? Ou sommes-nous condamnés à composer avec nos semblables ? Les questions centrales de la comédie de Molière en cinq actes et en vers représentée pour la première fois le 4 juin 1666 sur la scène du Palais-Royal font la part belle au réalisme critique du grand dramaturge. Si elle avait été jouée 34 fois cette année-là, la seizième pièce de Molière a depuis conquis le monde entier où elle est jouée très régulièrement. A Monaco, c’est l’acteur Lambert Wilson qui hérite du rôle principal, celui d’Alceste. Sur une mise en scène de Peter Stein, les comédiens Jean-Pierre Malo, Hervé Briaux, Brigitte Catillon, Manon Combes, Pauline Cheviller, Paul Minthe, Léo Dussollier, Patrick Dozier, Jean-François Lapalus et Dimitri Viau ont la charge de donner vie à cette pièce qui avait pour but de dénoncer les gens de la cour qui font et défont les réputations. L’histoire ? Alceste hait l’humanité tout entière, en dénonce l’hypocrisie, la couardise et la compromission. Mais il aime Célimène, jeune veuve coquette et médisante. Comme presque à chaque fois avec Molière, on décrit aujourd’hui son œuvre comme « le portrait du siècle ».
À Monaco. Grimaldi Forum. Dimanche 8 mars 2020 à 17h. Durée : 1h40 avec entracte. Plein tarif : 22 euros. Tarif jeune : 15 euros. Renseignements et réservations : +377 93 25 32 27.
