jeudi 16 juillet 2026
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    Be Safe contre le fléau de l’alcool au volant

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    ASSOCIATION/Cinq jeunes femmes ont créé l’association monégasque Be Safe qui lutte contre les dangers de l’alcool au volant. Leur idée ? Instaurer des navettes gratuites chaque week-end à la sortie des bars du port Hercule.

    « On en était arrivées au point où l’on se disait « qui sera le prochain ? »»  Margaux Grundstein, la vingtaine, est en colère. Pendant trois années d’affilée, sa bande de copains a été confrontée au pire : la perte d’amis dans des accidents de la route à cause d’une consommation excessive d’alcool. Ce ras-le-bol généralisé a incité Camille Gottlieb, Charlotte Marsan, Margaux Grundstein, Andréa Puzar et Laura Dias à prendre les choses en main. « Quand on est jeune, on se croit invincible. On y est passées aussi, c’est ça le problème », complète Charlotte Marsan, vice-présidente de l’entité associative créée il y a quelques mois à Monaco. Informer, communiquer, organiser des évènements, mettre en œuvre des programmes de sensibilisation et de prévention à l’encontre des dangers de la consommation excessive ou inappropriée de boissons alcoolisées font partie des missions que s’est fixée cette jeune association intitulée Be Safe Monaco.

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    Navette réflexe

    Son idée phare pour assurer de la sérénité aux fêtards monégasques (et à leurs proches) ? Un système de navette gratuite qui pourrait parcourir la principauté toute la nuit au départ des établissements du port Hercule. « Tout est parti d’un coup de tête. Mais si l’on sauve une vie, ce sera déjà bien. On veut faciliter la vie des gens. Qu’ils puissent s’amuser et être serein dans leur tête », sourit Charlotte. Son amie Margaux, trésorière de l’association, confirme que les bus de nuit qui circulent à Monaco ne correspondent pas aux attentes des jeunes. « Ils ne les prennent pas. Et du côté des taxis, le prix et l’attente sont des freins », résume-t-elle. Alors, en concertation avec les bars du port, Be Safe souhaite la mise en place rapide de ces navettes financées par l’association. Pour 80 soirées, étalées du Grand prix de Monaco à la fin de l’année, le coût approximatif serait de 15 000 à 20 000 euros. « On veut que ces navettes deviennent le réflexe des Monégasques qui sortent », souligne Charlotte. Cet argent, elles devront arriver à le récolter via des dons ou des partenariats.

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    Interventions dans les lycées

    La motivation ne manque pas dans la jeune équipe. Be Safe Monaco veut aussi mobiliser l’Éducation nationale monégasque en proposant des interventions auprès des lycéens. « Seuls des jeunes peuvent faire passer le message. De jeune à jeune, ça passe mieux. Le but n’est pas de les ennuyer. On pense à quelque chose de ludique mais qu’ils comprennent bien », souligne Charlotte. Son amie, Margaux, imagine déjà l’organisation de réunions de témoignages entre parents touchés par ces drames. « Pour les interventions en lycée, l’idée est de montrer l’après et les répercussions d’une soirée finalement ratée ». Le regard de ces jeunes femmes se tournent aussi du côté des pays scandinaves, en pointe dans le domaine de la prévention. « On sait qu’ils proposent beaucoup de choses. Cela pourrait nous inspirer pour Monaco », envisage Charlotte. En attendant, à Monaco, ce sont ces navettes flanquées du logo de l’association qui devraient parcourir le bitume monégasque pour que plus aucun jeune ne se mette en danger après avoir fait la fête.

    _Anne-Sophie Fontanet

    + d’infos : www.besafemonaco.mc.

     

     

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