Début avril, les bateaux de croisières ont fait leur retour en Principauté, et ce, jusqu’en novembre. Et pour la deuxième année consécutive, les autorités monégasques ont décidé de limiter la taille des navires accueillis dans les eaux monégasques.
Souvenez-vous. Durant la crise sanitaire, le secteur des croisières est sans doute l’un de ceux qui a le plus souffert économiquement, avec une interruption totale de cette activité. Durant cette pause forcée, la Société d’exploitation des ports de Monaco (SEPM) en a profité pour réfléchir et changer sa politique d’accueillir des croisières dans les eaux monégasques. Ainsi, en 2023, comme l’année dernière, Monaco n’accueille désormais que des navires mesurant « jusqu’à 250 mètres » et d’une capacité maximale « de 1 250 passagers ». Bien que les bateaux accueillis en Principauté soient tout de même d’une taille assez impressionnante, ils ne sont pas aussi massifs que dans d’autres ports français frontaliers. L’objectif est « de ne plus voir en escales, tant à la digue qu’en rade, les grands paquebots que l’on voit mouiller notamment en baie de Villefranche-sur-Mer », nous expliquait Olivier Lavagna, le directeur général de la SEPM. Pourquoi une telle décision ? « Par cette limitation de la taille et de la capacité des bateaux, l’objectif est de viser une clientèle avec un meilleur pouvoir d’achat en ciblant des catégories luxe et premium. » La période d’accueil des bateaux en Principauté a elle aussi été limitée de début avril à mi-novembre.
Des contrôles intensifiés à bord des navires
Résultat, selon la SEPM, cette nouvelle politique fait que le nombre de croisières accueilli à Monaco a diminué d’1/3. « Cette politique a pour conséquence également une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 30 % », poursuit encore cette société. Si les navires de croisières sont unanimement considérés comme des engins extrêmement polluants, la Principauté assure de son côté faire des efforts pour diminuer l’impact environnemental. « Dès 2018, la Principauté a interdit l’usage du fioul lourd par les navires pour avoir des émissions moindres et donc un impact moindre sur la santé humaine », assure Armelle Roudaut-Lafon, directrice des affaires maritimes sur Monaco info. Après la pandémie, les autorités monégasques assurent également avoir intensifié les contrôles sur le terrain. « La direction des affaires maritimes et la direction de l’environnement font des contrôles de pollution atmosphérique, ajoute-t-elle. 50% des navires l’an dernier ont été contrôlés et on souhaite s’approcher des 100% cette année. » Au-delà d’un contrôle documentaire, ces deux services assurent également qu’ils feront des contrôles à bord avec des prélèvements de carburant. Objectif : vérifier qu’il soit conforme à la réglementation nationale et internationale.
