Quels sont les secteurs en Principauté qui permettent d’atteindre un tel niveau de TVA ? Les piliers sont les activités de service, le commerce de gros et de détail, l’hébergement, la restauration, la construction et bien entendu l’immobilier.
En épluchant les comptes publics de l’État, élus et membres du gouvernement ont noté qu’un chiffre historique avait été atteint : celui du montant des recettes de TVA. « Si je prends le poste transaction commerciale et TVA, nous dépassons le milliard d’euros, a souligné l’élu Jean-Louis Grinda en décembre dernier lors des séances budgétaires au Conseil national. Ce qui est un évènement absolument colossal dans la vie de la Principauté et dans la vie du budget. Nous devons tous ici en mesurer l’importance ». Si ces recettes atteignent un tel niveau, c’est aussi, en partie, grâce au voisin français. Rappelons en effet que depuis 1963, la France verse à la Principauté une partie de sa TVA. « Si nous avons une TVA aussi importante, c’est qu’il y a eu dans les années 1960 un grand soir de la TVA en principauté. Des hommes, notamment votre prédécesseur M. Castellini, se sont battu sous l’autorité du prince Rainier III pour arriver à une belle négociation avec la France. J’aimerais rappeler à chacun que quand cette négociation a eu lieu, les conseillers nationaux voyaient cela comme une grande catastrophe… Mais les résultats sont là avec plus d’un milliard. Mesurons bien l’importance de ces chiffres », a souligné le conseiller national.
« Il me semble essentiel de poursuivre la diversification de notre économie »
La parole est ensuite revenue au vice-président du Conseil national et également président de la commission des finances et de l’économie nationale, Balthazar Seydoux. « La TVA est comme tout le monde le sait la première ressource financière de l’État et représente 48% de nos recettes. Si l’on ajoute les recettes au titre des comptes de partage avec la France, la proportion s’élève à 53% de nos recettes. Il faut s’en doute rappeler que la TVA est essentiellement fondée sur les activités de service, le commerce de gros et de détail, l’hébergement et la restauration, la construction et bien entendu l’immobilier. » Sur cette dernière activité, l’élu a toutefois voulu « relativiser un tout petit peu l’importance de ce secteur, certes très substantiel, mais qui représentait en 2021 17,5% des recettes totales de TVA collectées à Monaco ». Il a ajouté : « bien entendu, si on ajoute les recettes dues à l’activité de construction et aux droits de mutation, l’activité immobilière constitue bien un des piliers de la prospérité monégasque. Pour autant, et comme je viens de le démontrer, les autres secteurs contribuent également à la TVA. Il y a d’autres relais de croissance et donc de recettes budgétaires dans notre pays. Il me semble essentiel, comme Monaco le fait depuis plusieurs années, de poursuivre la diversification de notre économie afin – comme le dit l’adage – de ne pas avoir tous nos œufs dans le même panier », a insisté Seydoux face aux membres du gouvernement.
