Le directeur du tourisme en Principauté, Guy Antognelli, a dressé hier sur Monaco info, un bilan du taux d’occupation dans les hôtels monégasques pour les fêtes de fin d’année. Des résultats « pas catastrophiques » mais moins bons que prévu.
Crise sanitaire oblige, le réveillon de la Saint-Sylvestre fut peu festif dans les rues de la Principauté… Et pour cause. Le gouvernement monégasque avait interdit les célébrations sur la Place du Casino et au Port Hercule au passage de l’an neuf . Toutes les animations musicales devaient également cesser à 1h du matin. Et il était interdit de se rassembler à plus de 10 personnes sur la voie publique Qu’en est-il dans les hôtels de la Principauté ? « Les résultats sont moins bons que ceux que l’on pouvait espérer mais ne sont pas catastrophiques », a indiqué hier sur Monaco info, Guy Antognelli, le directeur du tourisme monégasque . A Noël, la principauté a ainsi réalisé un taux d’occupation de 30%, contre 37% en 2019. Et pour le Nouvel an, le taux d’occupation a été de 72% contre 95% en 2019. Selon Guy Antognelli, ce ne sont pas les mesures de restriction locales prises à Monaco qui ont pénalisé les fêtes, mais la situation mondiale. « Les gens sont moins venus en Principauté du fait des restrictions de voyage et de l’inconnu sur l’état de la situation au moment des réservations. »
Quelles nationalités à Monaco pour les fêtes ?
Concernant les nationalités qui ont tout de même fait le déplacement, le trio de tête reste le même comme tous les ans, à savoir France, Italie et Royaume-Uni, même si les proportions sont variables. « Les Français sont à peu près aussi nombreux qu’en 2019. Les Italiens et les Britanniques étaient en revanche beaucoup moins nombreux. On constate qu’ USA et Russie reculent beaucoup dans le classement. C’est fort logique car ils ne peuvent pas voyager. Allemagne et Suisse remontent mais à un niveau qui ne permet pas de compenser les pertes sur les autres nationalités. »

« Janvier va être compliqué »
Côté tourisme, concernant les mois à venir, les perspectives ne sont guère réjouissantes à ce stade. « Janvier va être compliqué, admet Guy Antognelli. Le festival international du cirque de Monte Carlo a été annulé . C’est tout de même un des points forts du mois de janvier. Heureusement, le Rallye de Monte-Carlo va avoir lieu. Cela continuera à porter l’image Monaco dans les médias. » Pour les mois à venir, en revanche, « c’est l’inconnu. » La direction du tourisme et des congrès est en train de revoir son plan d’action. « Ce plan devait commencer en janvier et février. Bien évidemment, nous n’allons pas commencer les actions internationales et les actions de publicité au même rythme que prévu. » Seul motif de réjouissance : « Les nationalités habituées de la Principauté sont là, et c’est tout de même un très bon signe . Cela veut dire que nous sommes toujours présents dans l’esprit des marchés qui nous sont fidèles. »
