Le Serbe, résident monégasque et numéro 1 mondial de tennis, devait participer à partir du 17 janvier prochain à l’un des tournois les plus réputés du Grand Chelem. Mercredi 5 janvier, son visa a été refusé à son arrivée à l’aéroport de Melbourne. En cause : la non-présentation des éléments exigés – en raison de la crise sanitaire – pour entrer dans le pays.
Le gouvernement de l’État de Victoria en Australie avait pourtant fourni une exemption médicale à Novak Djokovic pour participer au tournoi de l’Open d’Australie, dont il est le dernier tenant du titre, qui doit se dérouler du 17 au 30 janvier 2022 à Melbourne. Mais l’équipe de Nole aurait rempli le mauvais formulaire pour le visa du joueur. « Le visa ensuite demandé n’autorisait pas de dérogation médicale, qui permet à une personne d’être exemptée du vaccin. Novak Djokovic a d’abord été placé à l’isolement dans une salle de l’aéroport de Melbourne avant de se rendre dans un hôtel en attendant la suite de cette affaire avec les autorités », écrit le site de RMC Sport. C’est surtout le tollé provoqué dans l’opinion publique qui aurait fortement incité les autorités australiennes à annuler son visa. En effet, la nouvelle de cette exemption avait engendré la colère du peuple australien qui a vécu de longs mois jalonnés de restrictions et de quarantaines.
Rafael Nadal : « Il connaissait les conditions depuis de nombreux mois »
Farouchement opposé à la vaccination contre la Covid, Novak Djokovic n’a jamais voulu révélé son statut vaccinal, pourtant donnée indispensable exigée pour tous les joueurs par les organisateurs pour participer à ce tournoi. Son collègue Rafael Nadal n’a d’ailleurs pas caché son étonnement. « Bien sûr la situation qui se développe ne me plaît pas. D’un côté, je suis désolé pour lui. Mais en même temps, il connaissait les conditions depuis de nombreux mois quand il a pris sa décision, a commenté l’Espagnol. J’ai contracté la Covid, j’ai été vacciné deux fois. Si vous faites ça, vous n’avez aucun problème pour jouer ici. C’est la seule chose qui est claire. Il a pris ses propres décisions, et tout le monde est libre de prendre ses propres décisions, mais ensuite il y a des conséquences. »
Un recours déposé
De son côté, Novak Djokovic a lancé ce jeudi matin un recours en justice contre cette décision. La requête du Serbe, examinée par un juge de Melbourne, lui a permis d’obtenir un sursis et donc de ne pas être renvoyé pour l’heure dans son pays. Son cas a été ajourné jusqu’à lundi matin 10 heures, où une décision finale sera prise quant à son retour ou non en Serbie. « Ses avocats ont jusqu’à samedi, 14 heures, pour apporter de nouveaux éléments au dossier, notamment d’éventuelles preuves attestant de la validité de l’exemption médicale du numéro 1 mondial, qui passera le week-end au Park Hotel, un hôtel de quarantaine dans Melbourne », commente l’Equipe.
Pour son père, Novak Djokovic est le « leader du monde libre »
Dernière péripétie, la prise de parole surprenante de son père, Srdjan Djokovic, qui a défendu son fils dans un entretien au journal serbe Telegraf. « Mon fils est en captivité ce soir en Australie mais il n’a jamais été aussi libre, a-t-il clamé. Novak est devenu le symbole et le leader du monde libre, le monde des nations et des peuples pauvres et défavorisés ». Une sortie surprenante quand on sait que Novak Djokovic réside à Monaco sur l’avenue Princesse Grace, l’une des avenues les plus chères du monde…
