Richard Rizza, un Monégasque de 29 ans vient d’éditer coup sur coup un recueil de nouvelles ainsi qu’un EP de 6 titres. Clés de voûte de ses travaux artistiques, « deux passions » qui lui ont permis de rebondir après le décès de son père.
L’âme de Jean-Mary Rizza a certainement accompagné tout au long de son parcours artistique son fils Richard, que tous ses proches appellent Richy. C’est avec cet alias que le jeune Monégasque de 29 ans, employé au sein de la direction du tourisme et des congrès, a officiellement lancé son odyssée dans l’écriture et la musique. Aventure débutée fin 2015, après la disparition de son père. « Son décès a été comme un déclic. Moi-même, j’ai dû traverser un chemin personnel pour faire sortir cela. C’étaient deux passions tellement fortes que nous avions en commun qu’il a fallu que je passe de l’autre côté de la barrière », nous explique Richard. Publié en mai par les éditions du Lys Bleu (1), son premier recueil de cinq nouvelles intitulé Les prémices de l’aube (2) parle de foi et de courage face à l’adversité et met en lumière des personnages aussi variés qu’un père de famille suédois, une étudiante varoise ou une meute de lionnes.
Entre rap et slam
« Le fil rouge, ce sont des destins compliqués et la résilience qu’ils induisent. L’idée, c’est de se servir du côté négatif de nos existences pour essayer de connaître un renouveau. Cela s’est révélé complètement salvateur en ce qui me concerne. » 116 pages de choses « qui le touchent » et évoquent sa « sensibilité ». Mêmes causes et mêmes effets avec son EP de 6 titres, disponible à l’achat depuis le mois de juin. La trame de Simple témoin, le nom de cet album à mi-chemin entre rap et slam à travers plusieurs ambiances musicales, du jazz aux sonorités latines ? « L’observation humaine, répond simplement Richard Rizza. J’écoute du rap depuis je suis petit. J’ai été bercé par les sons d’Eminem. C’est un style hybride qui permet le mieux de dire les choses avec le plus de poésie. »

Petit Prince
Auteur et interprète, Richard Rizza a illustré sa pochette d’album d’un mini-lui ressemblant étonnamment au Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. « Qui mieux que lui symbolise le fait de se rendre compte de ce qui l’entoure ? », interroge l’artiste. Le CD, passé sur plusieurs radios entre la Suisse, la France et Montréal grâce au son Un tour à Montréal, est également sorti sur toutes les plateformes de streaming/téléchargement le 20 octobre dernier. S’il poursuit ses activités au sein de l’administration monégasque, Richard Rizza pense déjà à de futurs projets artistiques qu’il pourrait mener cette fois dans une approche plus collaborative.
1) Les prémices de l’aube, Éditions du Lys bleu, 116 pages, 12 euros.
2 ) Le livre est également disponible sur Amazon, la FNAC, et Chapitre.
