Après la Société des Bains de Mer et le Fairmont, c’est l’hôtel Novotel à Monaco qui est touché par un plan social. Selon la direction, 13 à 14 postes seront ciblés.
Le secteur de l’hôtellerie/restauration à Monaco subit encore de plein fouet les effets de la crise sanitaire… Après la Société des Bains de Mer et le Fairmont, ce sont les salariés de l’hôtel Novotel qui sont, à leur tour, touchés par un plan social. Il est toutefois de bien moindre envergure. Selon la direction, 13 à 14 postes sont visés. Ce plan social toucherait à peu près tous les secteurs d’activité de l’établissement. L’Union des syndicats de Monaco (USM) a d’ores et déjà annoncé qu’elle va se mobiliser pour soutenir les salariés touchés.
« Le groupe AccorInvest a perdu des sommes pharamineuses »
Pour expliquer ce plan de licenciement, la direction met en avant les pertes économiques liées à la crise sanitaire : « Notre hôtel a perdu 3,8 millions d’euros en 2020. Nous appartenons à un groupe – AccorInvest – qui a également perdu des sommes pharamineuses. L’ensemble des hôtels a été fermé, et la reprise d’activité n’a pas lieu, explique Guillaume Rapin, le directeur général de cet hôtel trois étoiles. Pour faire face à la cruelle réalité économique de l’entreprise, nous n’avons pas d’autre choix. » Ce dirigeant rappelle également que la visibilité sur l’avenir du tourisme d’affaires et de loisirs est « extrêmement faible » à moyen et à long terme.
Minimiser au maximum les départs contraints
Dans les prochains jours et semaines, des négociations auront donc lieu entre la direction et les représentants syndicaux. Comme pour la SBM et le Fairmont, la première étape sera d’opérer un plan de départs volontaires pour minimiser au maximum les départs contraints. « La priorité sera évidemment les départs volontaires. Si l’on arrive à ressortir de cette situation et de cette crise avec zéro départ contraint, je serai le plus heureux des directeurs », indique-t-il. Dans ce plan social, la renégociation des accords d’entreprises fera également l’objet de discussions, tout comme la question de la polycompétences sur certains métiers.
