ECOLO / Créé en 1996 par Georges Dick, le club des véhicules électriques de Monaco encourage l’utilisation de véhicules écolos en principauté.
655. C’est le nombre de véhicules électriques et hybrides immatriculés à Monaco. Pour Frédéric Lajoux, le président du club des véhicules électriques de Monaco (Club VE) (1), pas de doute : « Monaco est le pays où la proportion de véhicules électriques par rapport au parc est la plus importante. »
« Incitations »
Un marché qu’il qualifie de « particulier » et de « particulièrement favorable », pour trois raisons principales : « Il y a d’abord le pouvoir d’achat des privés qui peuvent se permettre l’achat d’un véhicule supplémentaire pour «jouer le jeu». Il s’agit bien souvent de véhicules ludiques et à la mode, comme la Renault Twizy ou la Smart électrique. Mais aussi des scooters. Ensuite, il y a les importantes aides financières de l’Etat (30 % du prix du véhicule avec un plafonnement à 9 000 euros, N.D.L.R.) et son implication pour inciter ses administrations et ses entreprises concessionnaires à acquérir ce type de véhicules. Enfin, un très grand nombre d’usagers ont une utilisation de leur véhicule qui reste urbaine ou périurbaine. Par conséquent, pas de problème d’autonomie. »
Efficaces
Pour doper ce marché, l’Etat monégasque a même approuvé deux mesures proposées par le Club VE. D’une part, la gratuité du stationnement en surface pour les véhicules électriques. Et d’autre part l’immatriculation spécifique de ces véhicules afin de mieux les identifier. Pour motiver d’autres acheteurs potentiels, cette association avait même suggéré l’autorisation de circuler sur les voies de bus : « Nous n’avons pas été suivi. On peut comprendre que si cette mesure avait été «trop» efficace, elle aurait pu entraîner à terme une gêne pour la circulation des bus » estime Lajoux qui milite aussi pour que soient réservés des emplacements de deux-roues en surface pour les scooters électriques. « Malgré la multiplication des emplacements pour deux-roues, on constate un véritable engorgement. Il aurait été judicieux de favoriser ceux qui font le choix ou l’effort de l’électrique. »
Twizy
Autre satisfaction pour le Club VE : le fort engouement autour des Renault Twizy. 42 véhicules de ce type ont été immatriculés à ce jour. Un succès qui s’explique aussi par les subventions de l’Etat et par le fait que les conducteurs de ces voiturettes bi-places peuvent se garer sur des emplacements deux-roues.
« Spectaculaire »
Quant aux prix des voitures électriques, souvent considérés comme un frein à l’achat, Lajoux estime que les conducteurs sont gagnants au final : « Le gain spectaculaire sur le prix de la recharge en comparaison d’un plein de carburant, mais aussi sur l’entretien, permet d’amortir le surcoût du véhicule en un temps record. » Mais tout n’est pas parfait, comme l’avoue le président de Club VE : « Le seul frein est qu’à ce jour, et malgré des progrès spectaculaires, le véhicule électrique ne peut encore remplacer totalement le thermique uniquement à cause de l’autonomie et du temps de recharge. Mais souvenez-vous de l’autonomie de votre premier téléphone mobile en comparaison de celui que vous possédez aujourd’hui… Les progrès technologiques vont et iront de plus en plus vite… L’important étant que d’autres freins, moins vertueux, ne viennent enrayer ces progrès… »
_Sabrina Bonarrigo.
