Le Prince, son épouse et sa famille ont officiellement inauguré une Place du Casino new look. Cet évènement a lancé le top départ de la reprise des activités de la Société des Bains de Mer. Exit le fameux « camembert », comme l’avaient communément surnommée les locaux. Le dôme de gazon qui occupait une bonne partie de l’espace a laissé place à une esplanade de dalles beiges entièrement piétonnière.
C’était l’un des seuls chantiers de la Principauté à avoir perduré pendant le confinement. Après plusieurs mois de travaux, la nouvelle Place du Casino de Monte-Carlo a été inaugurée le 2 juin en présence de nombreuses autorités monégasques. A commencer par le Prince Albert II, son épouse Charlène ainsi que la Princesse Stéphanie, ses enfants, et Andrea et Pierre Casiraghi. Qu’elle plaise ou pas, la nouvelle architecture cherche à s’inscrire « dans un ambitieux projet urbanistique global projetant le mythe Monte-Carlo dans le XXIème siècle », indique la Société des Bains de Mer (SBM), propriétaire exploitant de la Place du Casino. Budget total de cette opération : 2,5 millions d’euros. Cette esplanade de 3 500 m2 imaginée par le paysagiste Michel Desvigne. « renoue avec le passé de la Principauté, puisque la place retrouve l’allure qu’elle avait lors de sa création en 1850 », explique la SBM. Entièrement piétonnière, elle préserve le tracé du Grand Prix et garantit le plaisir des clients VIP habitués à garer leurs véhicules sur la place. Le camembert central et sa pelouse ont été supprimés laissant place à un dallage beige. L’œuvre d’Anish Kapoor y tient toujours la place centrale. Vingt palmiers ont été apposés dans des bacs amovibles afin de permettre d’utiliser au maximum l’espace pour de futurs événements culturels XXL. Sur la gauche du Casino, le Café de Paris Monte-Carlo — qui a rouvert ses portes à cette occasion — a enfin vu sa terrasse s’agrandir. A.S.F.

L’éphémère Palais des Beaux-Arts : Un bijou architectural au cœur du Carré d’or
Vous vous demandez peut-être quel est donc ce bel édifice situé à Monaco qui a occupé le cœur du Carré d’or pendant plus de 35 ans ? Il s’agit du Palais des Beaux Arts. Ce véritable bijou architectural conçu par Jules Touzet a été inauguré le 12 janvier 1893 et fut détruit seulement trois décennies plus tard, en 1929. Cet édifice fut détruit à l’époque pour être remplacé par le Sporting d’hiver de l’architecte Charles Letrosne, à son tour rasé en 2015. « Le Palais des Beaux Arts était un bâtiment absolument splendide. S’il existait encore aujourd’hui, il ne serait pas question de le toucher », avait d’ailleurs souligné il y a quelques années Jean-Luc Biamonti, l’actuel président-délégué de la Société des Bains de Mer. En ce temps-là, cette grande verrière accueillait tour à tour des expositions de peintures, des expositions florales ou encore philatéliques. S.B.

Sporting d’hiver : Une destruction polémique
Monégasques, résidents et défenseurs du patrimoine ont bien eu du mal à l’accepter. La destruction en 2015 du Sporting d’hiver, ce cubique et massif bâtiment Art déco construit en 1932, avait suscité de vifs débats dans le pays. Si pour certains ce bâtiment était clairement obsolète et économiquement plus du tout viable, pour d’autres il faisait partie du patrimoine monégasque et était donc intouchable. En lieu et place, après 4 ans de travaux, la Société des bains de Mer a opté pour la construction du One Monte-Carlo. Imaginé par le cabinet britannique Rogers Stirk Harbour + Partners, ce luxueux complexe immobilier mêle à la fois commerces, résidences haut de gamme, bureaux et espaces de loisirs. S.B.
