samedi 14 mars 2026
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    Des escapades à moins de 100 km de Monaco

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    Il est temps de (re)découvrir sa région ! Celle-ci regorge de sites exceptionnels qui vous feront oublier les destinations plus lointaines. Voici trois idées d’excursion mêlant aventure, histoire, découverte et émotion. Une sélection signée L’Obs !

    L’après-confinement ne signifie pas encore le retour à la vie d’avant. Parce que Monaco est totalement enclavé dans le voisin français, il faudra respecter la mesure des 100 km à vol d’oiseau pour ses prochaines destinations de week-end ou de vacances. Même s’il ne sera pas possible de franchir la frontière italienne, la région offre des paysages époustouflants où l’on pourra prendre plaisir à faire du sport, s’émerveiller ou se ressourcer, et où la distanciation sociale n’est pas un problème.

    © Photo DR

    L’aventure dans les canyons de la Bévéra

    Des vasques d’eau translucides, une végétation préservée, une nature luxuriante. La vallée mitoyenne de la Roya, la Bévéra, renferme de très beaux vallons aquatiques et sauvages qui réjouiront les amoureux de canyon paisible. D’une longueur de 38 km, cette rivière franco-italienne s’écoule dans le département français des Alpes-Maritimes et la province italienne d’Imperia. La Bévéra prend sa source dans le massif de l’Authion près du col de Turini à 2 075 mètres d’altitude. Son cours est grossi par les eaux du Guiou et on y trouve aussi de jolis vallons secondaires tel que la Réoune ou le Cuous et la grande cascade de Ciambairo. Pour les amateurs de sauts, toboggans et rappel sur corde, les canyons de la Bévéra font figure de spot d’aventures extrêmes à quelques encablures de Sospel.

    « Un véritable kaléidoscope de sensations attend les canyonistes : toboggans grisants, sauts annonciateurs de poussées d’adrénaline, rappels audacieux sur le tuf, les mousses vertes ou sous les chutes d’eau, nage dans les tourbillons d’écume accompagnent la progression au gré d’un relief complice », décrit le guide Randoxygène, conçu et édité par le département des Alpes-Maritimes. On ajoutera que l’eau qui vient des montagnes de l’arrière-pays a le grand avantage de rafraîchir aussi bien le sportif en soif d’aventure que le randonneur en goguette qui se plaît à cheminer le long de ces vallons sinueux.

    © Photo L’Obs’ – Anne-Sophie Fontanet

    L’histoire à Coaraze, plus beau village de France

    A trois-quarts d’heure de la Principauté, Coaraze, distingué plus beau village de France, porte le surnom de village du soleil. Village médiéval perché à 650 mètres d’altitude sur une colline dominante la vallée du Paillon, il attire par ses maisons de pierre de enduites de couleurs bleu, jaune, rose, à la façon italienne, ses ruelles pavées et pentues ou ses places fleuries. Pas étonnant que certaines personnalités — comme Jean Cocteau, Ponce de Léon, Valentin, Ben, Mona Christie, Doukine y aient fait un détour dont la trace reste indélébile avec la production de cadrans solaires disséminés dans le village. L’église Saint-Jean Baptiste, la Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, appelée la Chapelle Bleue et la Chapelle St Sébastien présentent des décors lumineux et historiques pour les amateurs d’art liturgique ancien.

    Au centre d’un cirque montagneux, 780 habitants y vivent paisiblement. Pourtant, si on croit les légendes, un brin de magie ou même de sorcellerie entourent d’un voile nouveau cette paisible bourgade. A commencer par son nom. Commençons par son nom, Coaraze ou Castellum Cuade Rase, qui signifie “queue rasée”. Les habitants auraient jadis réussi à capturer le diable en engluant sa queue ; pour se libérer Satan ne pût que sacrifier son appendice ! A quelques heures de marche du village, il faut faire un détour dans les ruines de Rocca Sparvièra. Village fantôme qui avait accueilli jusqu’à 350 habitants à son apogée, le lieu aurait été victime d’une malédiction. « Au Moyen Âge, Reine Jeanne, réfugiée dans le château, retrouvera ses enfants morts le soir de Noël, servis sur un plateau, assassinés par ses ennemis. Dévastée, elle aurait maudit l’endroit en hurlant “Roche sanglante, roche maligne, un jour viendra où sur tes ruines ne chantera plus ni le coq ni la poule” », décrit l’office de tourisme local. La peste et différents tremblements de terre ont fini de vider les lieux qui donnent désormais l’impression d’un “Macchu Picchu” à la sauce maralpine.

    © Photo DR

    Marmottes et chamois à la Madone de Fenestre

    Envie de partir à la découverte de bouquetins, chamois et, avec un peu de chance, de marmottes ? Au-dessus de Saint-Martin Vésubie, c’est au départ du sanctuaire de la Madone de Fenestre qu’il faudra faire halte. En plein cœur du parc national du Mercantour, à 1904 mètres d’altitude, s’élève le sanctuaire dédié à la Vierge Marie, connu depuis des siècles sous le nom de Notre Dame de Fenestre. C’est au milieu de ce spectacle majestueux en forme d’amphithéâtre géant, bordé sur sa rive droite par le torrent de Fenestre et surmonté par le Gélas qui culmine à 3 143 mètres, que l’on prendra le départ de nombreuses randonnées de tous niveaux. « Jadis fréquenté par les Romains, les Bénédictins ou encore les ducs de Savoie, le col de Fenestre a servi tour à tour dans l’histoire de complément ou d’alternative au col de Tende voisin, passage plus aisé car nettement moins élevé (1 871 m) », nous apprend le département des Alpes-Maritimes qui propose plusieurs tracés à réaliser à pied.

    Ce col présente également l’avantage de la découverte du Piémont italien que coiffent dans le lointain les cimes neigeuses du Val d’Aoste. Sur le chemin du lac de Fenestre à 2 266 m — où la baignade est recommandée à tous ceux qui n’ont pas froid aux yeux — on profite du printemps pour partir à la rencontre des chamois, des bouquetins mais aussi des marmottes qui sortent doucement de leur trou. Soyez attentifs, mêmes si vous ne les voyez pas, vous les entendrez certainement. Dans ce paysage grandiose à cheval entre France et Italie, c’est le dépaysement assuré.

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