lundi 13 avril 2026
plus
    AccueilInfosSantéTests antigéniques et salivaires : Monaco est sur le coup

    Tests antigéniques et salivaires : Monaco est sur le coup

    -

    Au-delà des tests PCR, de nouveaux modes de prélèvement émergent pour détecter le coronavirus : les tests antigéniques et salivaires.

    Monaco en a commandé, et les analyse actuellement pour évaluer leur efficacité.

    Pour savoir si vous êtes malade de la Covid-19, l’un des prélèvements les plus fiables actuellement est le test PCR.  « Aujourd’hui, c’est effectivement le meilleur, assure Alexandre Bordero, directeur de l’action sanitaire à Monaco. Il est fiable de 70 à 80 % selon la qualité du prélèvement.»  Réalisé à l’aide d’un écouvillon enfoncé dans le nez, le PCR présente toutefois plusieurs inconvénients : il n’est pas agréable et le résultat n’est pas immédiat puisqu’une analyse en laboratoire est nécessaire. Depuis plusieurs mois, pour obtenir des résultats plus rapides et des tests plus confortables pour les patients, de nouveaux modes de prélèvement ont donc émergé : les tests antigéniques et salivaires. « Ils sont intéressants. Nous regardons et nous nous documentons. Nous les avons commandés et nous les expérimentons », a indiqué lors d’une conférence de presse début octobre Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé. 

    Avantages et inconvénients du test antigénique ?

    Quelle est alors la caractéristique principale du test antigénique ?  Il permet de détecter une des protéines du coronavirus. En clair, si cette protéine est trouvée, c’est que le virus est présent. « Le souci est qu’il s’agit d’un prélèvement rhinopharyngé. Ce n’est donc pas forcément moins désagréable qu’un test PCR. Il est aussi un peu moins fiable », note Didier Gamerdinger. Même observation pour Alexandre Bordero : « L’avantage de ce test est que l’on a les résultats en 15 à 20 minutes. L’inconvénient est, effectivement, que ce sont là encore des tests rhinopharyngées ou oraux ( à savoir grattés au fond de la gorge). Il y a également une sensibilité plus faible que les tests PCR. » Autre problème : pour les tests antigéniques, il n’y a pas d’automatisation des processus, contrairement au PCR. « En clair, un laborantin ne peut manipuler qu’un tube à la fois. On ne peut pas industrialiser le test. Cela nécessite de la manipulation humaine. On peut donc en faire peu à la fois », note encore Alexandre Bordero.

    Tests salivaires : moins douloureux mais moins fiables

    L’autre piste en cours d’étude, ce sont les tests salivaires. L’avantage est qu’ils ne sont pas douloureux. « Soit on recueille un peu de salive sous la langue, soit on gratte le fond de la joue, explique Didier Gamerdinger. C’est intéressant car c’est moins agressif. Le problème est que ce test n’est pas très fiable. Les sociétés savantes considèrent qu’on peut utiliser ce type prélèvement sur des patients symptomatiques. Pour les dépistages des cas contact, ce n’est pas recommandé. »  Selon Alexandre Bordero, que ce soit pour les tests salivaires ou antigéniques, il est préférable de les pratiquer sur des personnes symptomatiques, c’est-à-dire des patients qui ont une charge virale importante.  « Car même si le test est moins sensible, il détectera quand même le virus. » Actuellement, ces tests sont donc « testés par l’hôpital. Nous allons voir ce que cela va donner », a conclu Didier Gamerdinger.

    DEPISTAGE – Testing massif dans les écoles : la majorité au Conseil national est pour 

    Fallait-il tester l’ensemble de la communauté éducative de Monaco avant la rentrée scolaire 2020 ? Et faut-il faire un testing massif dans les établissements scolaires avant chaque retour de vacances scolaires ? Pour la majorité au Conseil national, la réponse est manifestement oui :  « Nous regrettons que des tests de dépistage n’aient pu être proposés pour le personnel éducatif ainsi que pour les élèves, avant cette rentrée scolaire 2020, ce qui aurait permis de rassurer au maximum les parents, les enseignants mais également les personnels d’établissements, eux-mêmes demandeurs », a indiqué Marc Mourou, président de la commission jeunesse et éducation lors des récents débats budgétaires. Cet élu de la majorité a précisé que  ce  testing massif a été la stratégie  retenue à Andorre «  petit État comportant des spécificités communes avec Monaco, notamment en raison de l’afflux de touristes durant l’été ainsi que le nombre quotidien de travailleurs frontaliers. » Au total, selon ses chiffres, 11 000 élèves et personnels éducatifs ont pu être testés en Andorre avant la rentrée scolaire (qui a lieu le 9 septembre) avec des tests sérologiques mais aussi un test salivaire, appelé TMA. « D’autres pays ont également opté pour des tests plus rapides tels que les tests antigéniques pour l’ensemble de leurs enseignants et de leurs élèves », a encore rappelé Marc Mourou.

    -

    Les dernières news

    L’Observateur de Monaco

    Créé en 2005, L’Observateur de Monaco s’est progressivement imposé comme un rendez-vous mensuel d’information et d’analyse consacré à la vie de...

    Plongée nostalgique dans le Monaco des années 50 à 70

    C’est une immersion dans le Monaco d’hier. À travers un document baptisé Florilège d’actualités monégasques filmées par TMC, la plateforme de l’Institut audiovisuel de Monaco a exhumé des mini-reportages tournés entre 1956 et 1974 par Télé Monte-Carlo.

    Sécurité, projets pour le Devens, salles de prières, relations avec Monaco… Les propositions des candidats aux municipales de Beausoleil

    De la sécurité au réaménagement du Devens, en passant par la question des lieux de prière, les candidats aux municipales de Beausoleil déclinent leurs priorités et leurs propositions.

    La Sélection

    Jeunes diplômés à Monaco : voici les secteurs qui recrutent

    Créée en 2010, la Commission d’insertion des diplômés (CID) aide la jeunesse de la Principauté — et désormais celle des communes limitrophes — à trouver un stage, une alternance, ou un premier emploi à Monaco. Comment ces jeunes lycéens et étudiants sont-ils accompagnés dans le grand bain de la vie active ? Quels sont les secteurs d’activité qui recrutent et ceux qui embauchent peu en Principauté ? Et quel est l’intérêt des entreprises monégasques à collaborer avec cette commission ? L’Obs’ vous dit tout.

    Activités immobilières à Monaco : le grand ménage législatif

    Avec plus de 160 agences immobilières, une surreprésentation de marchands de biens, et une multitude d’intermédiaires non autorisés, une concurrence féroce et parfois déloyale se joue. Pour professionnaliser et encadrer ce secteur central de l’économie monégasque, deux textes de loi ont récemment émergé avec des mesures clés : obligation d’une résidence effective à Monaco, fin des prête-noms, mandat écrit obligatoire, ou encore carte professionnelle et formation continue. Voici ce qu’il faut retenir.

    Monaco veut défendre son image à l’international face aux critiques

    Face à des articles de presse considérés comme « dévalorisants », le gouvernement monégasque et le Conseil national souhaitent mettre en place une communication plus proactive à l’international pour défendre l’image de la Principauté.