Les salariés qui travaillent à Monaco et qui résident en Italie peuvent désormais officiellement bénéficier du télétravail.
Après 5 ans de discussions, un accord entre Monaco et l’Italie vient d’être signé.
Crise sanitaire oblige, le télétravail a fait un bond (forcé) en avant en Principauté. Selon des chiffres récents livrés par le gouvernement, 11 000 salariés ont adopté ce mode de travail. Si ce dispositif était déjà opérationnel et réglementé depuis plusieurs années pour les salariés de Monaco qui vivent en France, ce n’était pas encore le cas pour les salariés qui résident en Italie. C’est désormais chose faite. Après 5 années de discussions, un pas supplémentaire vient d’être franchi entre la République Italienne et la Principauté. Pierre Dartout , ministre d’Etat, et Andrea Orlando, ministre italien du travail et des politiques sociales, ont en effet signé un accord (1) qui définit ce qu’est le télétravail et pose le principe selon lequel les télétravailleurs résidant en Italie « pourront être assujettis à la législation sociale monégasque, pendant toute la durée de leur activité en tant que télétravailleurs pour le compte d’une entreprise installée sur le territoire de la Principauté, et vice versa », indique un communiqué officiel.
Le télétravail : un dispositif créateur d’emplois ?
Bien qu’en raison de la crise sanitaire, des salariés vivant en Italie étaient, de fait, déjà en télétravail, cet accord vient désormais officialiser et réglementer le dispositif . Selon le gouvernement monégasque, le télétravail permet « de créer de nombreux emplois dans les prochaines années » et favorise également l’allègement du trafic routier. Pour les salariés, ce mode de travail permettrait également, toujours selon le gouvernement « une amélioration de leur qualité de vie » avec notamment une réduction du temps consacré aux transports, libérant ainsi du temps pour la vie personnelle. « C’est un accord positif pour les deux pays : pour Monaco, il permettra le développement de l’activité des entreprises et génèrera ainsi de nouvelles recettes fiscales et des cotisations sociales. Pour l’Italie, c’est une possibilité supplémentaire d’embauche en Principauté de résidents transalpins », conclut le communiqué officiel
(1) L’avenant n° 1 à la Convention Générale de Sécurité sociale entre la Principauté de Monaco et la République Italienne du 12 février 1982, relatif à l’introduction du télétravail pour les salariés de la Principauté résidant en Italie.
