Un questionnaire va être envoyé aux opérateurs économiques de la Principauté pour savoir si l’expérience du télétravail durant le confinement a été une réussite et s’ils souhaitent que ce dispositif soit assoupli, y compris à l’avenir. Des projets de télécentres à la Turbie, Menton ou encore Vintimille sont également en cours. Les salariés de Monaco vont-ils pouvoir y accéder ?
Cela a été une véritable révolution dans le monde du travail… Le confinement mis en place à la mi-mars à Monaco et en France, a considérable démocratisé le télétravail. Les employeurs de la Principauté, – y compris les plus réticents et attachés au présentéisme de leurs salariés -ont dû, bon gré mal gré, sauter le pas. Résultat, le nombre de télétravailleurs durant le confinement a explosé d’une façon vertigineuse à Monaco passant de 1300 avant la crise sanitaire à plus de 10 300 selon les chiffres du gouvernement.
Télétravail assoupli jusqu’en septembre
Manifestement, les autorités monégasques souhaitent que cette tendance se confirme. Les modalités pour mettre en œuvre le télétravail restent, encore aujourd’hui, considérablement assouplies. « Le télétravail est maintenu de façon très souple jusqu’au mois de septembre. Cette décision prise par le gouvernement est très appréciée par les employeurs . Nous en avons informé les autorités françaises », a indiqué le conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé Didier Gamerdinger lors d’une récente conférence de presse.
Des salariés monégasques dans des télécentres à Menton ou la Turbie ?
Pour mesurer si le télétravail a définitivement convaincu les employeurs et les salariés, le Monaco economic board (MEB) et la Direction du travail ont pris l’initiative d’envoyer un questionnaire aux opérateurs économiques de la Principauté. Objectif : savoir ce qu’ils ont pensé de ce mode de travail, évaluer les points positifs et négatifs, et comprendre ce qu’ils souhaitent pour l’avenir. « En fonction des résultats de ce questionnaire, le gouvernement va solliciter des discussions avec les autorités françaises pour faire évoluer la convention bilatérale de sécurité sociale franco-monégasque sur le volet télétravail. En demandant, pourquoi pas, un temps de présence des salariés un peu moins marqué au sein de l’entreprise et un temps au domicile plus affirmé. Ou bien la possibilité pour un salarié de travailler dans un télécentre. Il y a des projets en cours, notamment sur Menton et la Turbie », a expliqué Didier Gamerdinger.
Cela avance aussi côté italien
Parallèlement, les autorités monégasques ont à nouveau saisi les autorités italiennes pour faire en sorte que le télétravail soit aussi proposé aux salariés de la Principauté qui vivent en Italie. Un projet d’échange de lettres modifiant la convention italo-monégasque de sécurité sociale a récemment été adressé. « Cela nous permettrait de proposer du télétravail à nos salariés qui résident en Italie, sachant que les maires des communes italiennes voisines y sont très favorables. Il y a aussi des projets de création de télécentres, notamment à Vintimille », a confirmé Didier Gamerdinger
