Au mois de juin, le nombre demandeurs d’empois à Monaco a notablement augmenté. Une situation liée aux CDD non renouvelés, aux extras qui n’ont pas trouvé de job d’été, ou aux intérimaires dont la mission a été soudainement interrompue.
Les répercussions sociales de cette crise commencent à se faire sentir. En juin, le nombre de demandeurs d’emplois à Monaco est manifestement monté en flèche : selon les derniers chiffres livrés par le gouvernement lors d’une conférence de presse le 30 juin, il y a eu 120 demandeurs d’emplois en plus en juin, par rapport au mois de mai. Qui sont-ils ? « Les salariés dont les contrats à durée déterminée sont arrivés à échéance et n’ont pas été renouvelés, les intérimaires dont les missions ont pris fin assez brutalement, et les extras qui n’ont pas été recrutés dans des hôtels, restaurants ou cafés », résume Didier Gamerdinger, le conseiller-ministre aux affaires sociales.
Impact économique de la crise à Monaco : les vrais chiffres à l’automne
Questionné sur la perte de PIB, le nombre potentiel de faillites et de licenciements en Principauté dans les mois à venir, le gouvernement monégasque, pour l’heure, ne s’est pas hasardé à faire de projections. « Il faudra attendre l’automne pour avoir une idée de ce que cette période réservera comme bonne ou mauvaise surprise », a simplement indiqué le conseiller-ministre aux finances et à l’économie , Jean Castellini lors d’une conférence de presse. A ce stade, le gouvernement l’assure : il n’y a pas encore eu de cessation totale d’activité ou de réduction drastique des effectifs dans les entreprises monégasques en raison, directement, de cette crise sanitaire. Car en matière d’emploi, le CTTR et la suspension des licenciements durant l’état d’urgence sanitaire (jusqu’au 18 juin) ont constitué des « boucliers », selon le terme employé par Didier Gamerdinger. Sur ce terrain, il faudra encore attendre quelques semaines et mois pour connaître le véritable impact économique et social.
Pendant la crise : une vingtaine de dossiers à l’Inspection du travail.
Durant la crise sanitaire, le gouvernement assure qu’il « y a eu très peu de licenciements ». Une vingtaine de dossiers a été présentée à l’Inspection du travail. « Certains sont encore en cours d’étude. Les dossiers présentés concernaient soit des cessations programmées d’activité non liées au Covid-19 , soit des fautes professionnelles », a indiqué Didier Gamerdinger. Ce membre du gouvernement a également annoncé que vers la fin du mois de juin, la Direction du travail a été saisie de 5 plans de licenciements, concernant 25 salariés. « Mais semble-t-il, pour la plupart, des plans qui ne sont pas liés au Covid-19 », a-t-il expliqué.
