Stéphane Valeri : « Une communication massive et pédagogique devrait être envisagée d’urgence »
Le coronavirus est-il aux portes de Monaco ? En Principauté, comme dans les villes françaises voisines, l’inquiétude monte face à la multiplication des cas de contamination en Italie. Dans ce pays, les autorités ont annoncé une quatrième victime, et le nombre de cas est monté à plus de 150 personnes. Une ampleur sans équivalent en Europe. Le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, vient également d’annoncer que trois cas suspects de coronavirus étaient testés dans le département. Dans un courrier adressé ce matin au Ministre d’Etat, le président du Conseil national, Stéphane Valeri, demande à ce que toutes les mesures de prévention soient prises à Monaco « La situation liée à l’évolution du Coronavirus (Covid 19), notamment dans les régions italiennes proches, est de nature à provoquer une grande inquiétude chez les Monégasques et les résidents. Cette émotion est bien compréhensible, indique Stéphane Valeri. Notre proximité géographique avec l’Italie, mais aussi les flux quotidiens de travailleurs italiens vers la Principauté, ainsi que le caractère très international de nos résidents qui effectuent beaucoup de voyages, font craindre une montée très marquée de cette inquiétude dans les prochaines heures. »
Un nombre suffisant de masques de protection ?
Face à ce problème de santé publique, le président du Conseil national demande ainsi à ce que le gouvernement monégasque « communique de manière régulière et transparente sur ce dossier, auprès de l’ensemble de notre population » et que toutes les mesures de prévention soient prises, notamment au CHPG. Sans oublierde pouvoir compter par exemple sur un nombre suffisant de masques de protection. « Une communication massive et pédagogique, notamment digitale, de la part du Gouvernement vers les résidents de notre pays, devrait être envisagée d’urgence. Le plan d’actions, dans l’hypothèse de survenance de cas déclaré(s) sur notre territoire, doit être présenté. En effet, il ne faut pas laisser s’installer une psychose, dont les effets sont toujours très nocifs », a-t-il conclu.
