Cet été, la Société des Bains de Mer va ouvrir plusieurs nouveaux restaurants, notamment Amazonico au sein du nouveau Café de Paris. Le besoin de saisonniers est donc bien plus élevé que les autres années.
Face au manque de personnel dans le secteur de l’hôtellerie/restauration qui persiste encore et toujours en Principauté comme ailleurs, la Société des Bains de Mer a organisé en octobre dernier deux journées de recrutement. Objectif : dénicher 1 000 saisonniers pour l’été 2023. Si le groupe a autant anticipé, c’est que les besoins pour la haute saison sont réels et en augmentation. La cause ? Plusieurs établissements vont ouvrir concomitamment sur les différentes terres de la SBM.
Plus de 300 personnels rien que pour Amazonico
Tout d’abord, le nouveau Café de Paris, qui ouvrira fin juin 2023. Il abritera non seulement la traditionnelle brasserie (sur deux niveaux) mais aussi un nouveau concept de restauration Amazonico qui cartonne déjà à Madrid, Londres et Dubaï. Cet établissement sera accompagné d’un roof top de 1 000 m2 et d’une boite de nuit. « Il est clair que nous allons avoir besoin de beaucoup plus de saisonniers que les autres années, avait indiqué fin novembre Jean-Luc Biamonti, le désormais ancien président-délégué du groupe. Amazonico est une grosse machine qui va demander en haute saison un peu plus de 300 personnels. Raison pour laquelle nous avons anticipé le processus de recrutement. Nous avons reçu beaucoup de candidats. Mais nous sommes encore loin du compte. Nous avons encore besoin de beaucoup, beaucoup, de personnes.» Durant l’été 2023, un autre restaurant va également ouvrir près du Monte-Carlo Beach. Pour ce nouvel établissement, une soixantaine de personnels doit aussi être mobilisée.
Un niveau d’exigence moindre
La SBM continue donc sans relâche sa quête de saisonniers. Il manque aussi bien du personnel en salles qu’en cuisine, mais aussi sur les parties hébergement. Et face à la pénurie de personnels dans ce secteur, la SBM le reconnaît sans mal : au niveau des profils, elle ratisse large, et le niveau d’exigence est moindre qu’auparavant : « Il y a quelques années, on pouvait être très exigeants en termes de recrutement. Aujourd’hui, on l’est moins, car on a moins de candidats et on a des besoins supplémentaires. C’est à nous de nous adapter. Finalement, on ne regarde plus tant que ça le CV et le parcours, mais l’on regarde la personnalité, le savoir-être, la motivation », expliquait sur Monaco info il y a quelques semaines Sophie Vincent, directrice des ressources humaines à la SBM qui met également en avant le fait que travailler une saison à Monaco est valorisant et « une bonne carte de visite », d’autant que le personnel est formé sur place et monte donc en compétences. Voilà pourquoi, parallèlement aux saisonniers qui reviennent chaque année et qui sont donc adeptes de ce mode de travail, la SBM recherche également des étudiants disponibles de 2 à 4 mois durant l’été. Pour dénicher du personnel, la SBM affirme également se rendre sur les différents salons dédiés à l’emploi, dans la région et au-delà.
Nouveau Café de Paris : « Un budget au-dessus de 50 millions d’euros »
Le nouveau Café de Paris devrait ouvrir comme prévu initialement par la SBM, fin juin, ou tout début juillet 2023. « Notre directeur des travaux, pour le moment, reste confiant sur cette date de livraison », avait indiqué l’ancien président-délégué du groupe Jean-Luc Biamonti fin novembre lors d’une conférence de presse. Le budget de construction en revanche a dû être revu à la hausse en raison des matières premières qui augmentent. A la présentation du projet, en mars 2022, il était question d’un coût de 40 millions d’euros pour rénover et agrandir ce bâtiment. Sans donner de chiffres précis, la SBM table désormais sur un budget qui se situe « au-dessus de 50 millions d’euros ». « Le budget n’est pas tenu mais la bonne nouvelle c’est que nous avons réussi à augmenter les surfaces commerciales. Trois boutiques additionnelles ont été trouvées. Et nous vous confirmons que les droits au bail paient l’intégralité des travaux du Café de Paris. Il n’y aura pas de dette », avait assuré Jean-Luc Biamonti.
