Le président-délégué de la Société des Bains de Mer, Stéphane Valeri, a souligné la compétitivité des rémunérations et avantages offerts par le groupe monégasque à ses salariés, qu’ils soient permanents ou saisonniers et annoncé une nouvelle prime pour les salaires les plus bas. Une générosité indispensable pour espérer attirer la main-d’œuvre nécessaire face à une concurrence internationale accrue.
Stéphane Valeri, président-délégué de la Société des Bains de Mer (SBM), a profité de l’annonce des résultats annuels pour vanter la politique RH du groupe, sans doute encore amer de l’appel à la grève survenu juste avant le Grand Prix. « 99,1% de nos salariés ont travaillé pendant le GP et je les remercie. Nous n’avons pas été perturbés par les 0,9% de grévistes », a-t-il déclaré avant de lancer, tel un avertissement : « Nous sommes déjà extrêmement généreux concernant les salaires et les avantages sociaux de nos salariés et il est hors de question d’aller encore au-delà ».
Pourboires et primes multiples
Le président-délégué s’est ensuite efforcé de rappeler les conditions avantageuses dont bénéficient ses employés. « Le poids de la masse salariale sur le chiffre d’affaires de la SBM est considérable, parfois deux fois supérieur à celui de nos concurrents. Nous offrons des salaires très supérieurs à la plupart des restaurants de la Côte d’Azur, de France, d’Europe et du monde », a-t-il assuré, précisant qu’au sein du groupe, aucun employé n’était rémunéré en dessous de 2000 euros bruts par mois. A ces salaires de base il faut ajouter les pourboires pour ceux qui travaillent au contact de la clientèle, la prime d’intéressement fixée selon les résultats du groupe (l’année dernière elle a été d’environ 2000 euros brut par salarié) ou encore la prime de 100 euros par jour de Grand Prix pour ceux dont l’activité a été plus forte pendant l’événement. Par ailleurs, le groupe monégasque indexe les salaires sur l’indice Insee des prix à la consommation : ces derniers sont donc revalorisés lorsque le coût de la vie augmente.
Stéphane Valeri a ensuite annoncé une prime supplémentaire pour les salaires les moins élevés du groupe, se disant conscient du coût de la vie important sur la Côte d’Azur. « Ceux qui ont un salaire de base inférieur à 2200 euros brut recevront 400 euros supplémentaires, ceux qui touchent entre 2200 et 2500 euros auront un complément de 200 euros. Ces primes seront versées avec la prime d’intéressement », a-t-il précisé.
330 lits dans les communes limitrophes pour les saisonniers
Concernant les 1000 saisonniers qui s’ajoutent à l’effectif chaque été, Stéphane Valeri a rappelé que la SBM essayait de les loger, autant que faire se peut, dans les communes limitrophes. L’idée étant de leur éviter de longs trajets pendulaires difficilement compatibles avec des métiers déjà pénibles. La SBM aurait 330 lits disponibles (on est encore loin du compte), répartis entre le New beach, la frontière de Cap d’Ail (dans un immeuble des domaines) et Beausoleil. L’entreprise aurait également quelques logements complémentaires à Menton. « Ce sont des investissements sans retour sur investissements qui visent à offrir des conditions dignes à nos saisonniers », a-t-il déclaré. En réalité c’est surtout une manière pour le groupe de mettre toutes les chances de son côté pour trouver la main d’œuvre nécessaire dans un contexte ultra concurrentiel où les saisonniers sont de plus en plus attirés par des destinations comme Dubaï.
(1) Pour rappel, c’est le syndicat monégasque des caisses de la Société des Bains de Mer (SBM), affilié à l’Union des Syndicats de Monaco (USM), qui avait appelé les salariés à abandonner leur poste pendant les quatre jours du GP pour demander des rémunérations plus équitables entres les salariés.
