lundi 13 avril 2026
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    Le port du masque à l’école à Monaco fait débat

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    Depuis le 7 septembre, les élèves de la Principauté doivent porter un masque en classe dès l’âge de 6 ans. Une mesure qui déplait à de nombreux parents.

    Une pétition ayant déjà recueilli plus de 320 signatures a été lancée. Ces parents demandent à ce que les élèves puissent avoir le libre choix d’enlever leur masque une fois assis à leur bureauIls énumèrent également « les troubles physiques et psychologiques » observés chez les enfants en raison du masque porté parfois jusqu’à 9 heures par jour. 

    La pétition a été créée le 19 septembre 2020 et destinée à Pierre Dartout, le nouveau Ministre d’État. Des parents de la Principauté réunis sous le nom « Collectif des parents pour l’intérêt supérieur de l’enfant » ont lancé une pétition pour demander à ce que le port du masque en classe soit revu à Monaco.  « En aucun cas nous ne remettons en question le port du masque lorsque les élèves se déplacent dans les établissements : escaliers, couloirs, cours de récréations, entrées/sorties des écoles, indique cette pétition.  Nous demandons à ce que les élèves puissent avoir le libre choix d’enlever leur masque une fois assis à leur bureau duquel ils ne bougent plus pendant les cours, comme cela est le cas dans les restaurants de la Principauté et aux tables des cantines scolaires, où les élèves retirent leur masque sans qu’il y ait une distanciation d’1,50m entre eux. »

    Une mesure qui « met potentiellement en danger la santé des enfants »

    Selon ce collectif, le port du masque en classe par les élèves n’est pas fondé sur des arguments scientifiques et « met potentiellement en danger la santé des enfants qui sont en pleine croissance ». Le collectif précise que les conditions dans lesquelles il est demandé aux élèves de porter le masque sont loin d’être optimales à Monaco : ventilation des salles insuffisante, salles non climatisées (par des températures avoisinant les +30°C),  interdiction de baisser les masques même pour respirer, stress lié à la surveillance de l’application des mesures et aux sanctions, port du masque souvent non conforme, chez les petits comme chez les grands,  ou encore port du masque dans certains cours d’EPS

    Des troubles physiques et psychologiques liés au port du masque en continu

    Par ailleurs, selon ce collectif, de nombreux élèves présentent des troubles physiques et psychologiques liés au port du masque en continu (jusqu’à 9h par jour). Notamment : nausée, épuisement, vomissements (avec le masque), migraines, saignements de nez, maux de gorge, boutons autour de la bouche pouvant surinfecter, eczéma derrière les oreilles, malaise, peur panique, phobie, troubles de la concentration, difficultés d’apprentissage (notamment chez les CP et en cours de langues), ou encore champ de vision réduit pour les plus petit. « Certains tombent dans les escaliers, note le collectif. Il est à noter également que certains parents s’inquiètent d’un décrochage scolaire de leurs enfants lié à ces conditions difficiles », poursuit la pétition.

    Le risque de transmission se fait « rarement d’enfant à enfant ou d’enfant à adulte »

    Le collectif met également en avant deux avis du Haut Conseil de la santé publique français qui mentionne que les jeunes enfants sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la chaîne de transmission du SARS-CoV-2. « Les données de la littérature montrent, à ce stade des connaissances, que le risque de transmission existe principalement d’adulte à adulte et d’adulte à enfant, et rarement d’enfant à enfant ou d’enfant à adulte », peut-on lire. 

    Une évaluation de cette mesure à la Toussaint

    Ce sujet est également intervenu dans les récents débats du Conseil national. Et c’est le président de la commission de l’éducation et de la jeunesse Marc Mourou qui a lancé le sujet. « Après un mois de pratique, il apparait qu’une grande partie des écoliers aient une difficulté à garder le masque durant 7 ou 8h de cours d’affilée, ce que tout le monde pourra comprendre aisément », a-t-il déclaré. Cet élu souhaite donc qu’un équilibre soit trouvé sur ce sujet. Même remarque du président du conseil national, Stéphane Valeri :  « Il y a une demande assez majoritaire que les tout-petits puissent être exemptés de cette obligation qui semble très inconfortable. » En réponse, le ministre d’État Pierre Dartout a indiqué qu’une évaluation de ce port du masque à l’école sera faite avant les vacances de la Toussaint auprès des responsables d’établissements. Objectif : déterminer s’il faut remettre en cause  cette mesure ou la prolonger.

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