POLITIQUE / Lors de sa conférence de presse de rentrée le 10 septembre, le conseil national a annoncé sa feuille de route.
INTERNATIONAL/
Vers l’apaisement ?
Si les relations entre conseil de l’Europe et conseil national (CN) n’ont pas toujours été des plus cordiales, il semblerait que les temps soient à l’apaisement. Comme l’a confirmé l’élu Horizon Monaco (HM) Jean-Charles Allavena, « Mme Brasseur a proposé que le rapport de post-suivi qui devait avoir lieu vendredi (le 6 septembre, N.D.L.R.) soit repoussé de quelques mois, vers le printemps-été 2014, avec un message clair : donner à la nouvelle majorité le temps de mettre en route les engagements et les actions que nous avions listés ». Pour le président de la commission des relations extérieures, l’essentiel se trouve pourtant ailleurs. À savoir définir une stratégie par rapport à la communauté européenne pour Monaco. Une nécessité, afin de ne pas « subir mais de décider de notre stratégie. » Un constat intervenu après une commission plénière d’étude (CPE) avec le gouvernement au cours de laquelle « la seule chose dont (on) a vraiment parlé, c’est de la campagne de communication qui redémarre et d’améliorer l’image de Monaco ». Autre épisode abordé par Allavena : sa demande de dessaisissement du rapporteur Anne Brasseur en juin dernier. Il a d’ailleurs tenu à y apporter quelques précisions : « A l’issue de son rapport, qui devait intervenir fin août/début septembre, il nous paraissait de bon goût, pour ouvrir une nouvelle phase de dialogue, de changer de rapporteur à l’issue de ce rapport. On n’a pas demandé de vote. L’assemblée a pris note et il se passera ce qu’il se passera… » Il faudra donc attendre pour voir si Anne Brasseur sera vraiment dessaisie du dossier, surtout qu’elle est pressentie pour devenir présidente de l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe en 2014…_R.C.
TRAVAUX/
Extension en mer : l’avertissement
Ils sont deux à avoir pris la parole sur le sujet. L’élu Horizon Monaco (HM) Jean-Michel Cucchi a tout d’abord annoncé que le conseil national, par le biais d’une lettre de son président, avait précisé au gouvernement « que pour que l’opération (l’extension en mer, N.D.L.R.) se fasse, il faut que le conseil national vote une loi de désaffectation et qu’il ne le votera pas à la va-vite s’il n’est pas pleinement informé en amont. » Le président HM du conseil national, Laurent Nouvion, a ajouté : « Le principe de l’information préalable rentre tout à fait dans l’article 33 de la constitution. » Mais il ne s’agit pas pour autant pour le conseil national « de se subroger dans les droits du gouvernement. » Laurent Nouvion a terminé en demandant que, comme pour la Société des bains de mer (SBM), le conseil national soit informé en amont sur le sujet. En rappelant que « le principe d’être mis devant le fait accompli, que ce soit aujourd’hui ou dans l’avenir, le conseil national le prendra très mal. »_R.C.
SBM/
« Un sujet de tension »
Lors de cette conférence de presse de rentrée 2013, c’est essentiellement Laurent Nouvion, président Horizon Monaco (HM) du conseil national, qui s’est exprimé sur le dossier de la Société des bains de mer (SBM). Avec en ligne de mire l’augmentation de capital annoncée en juillet et l’arrivée du nouveau directeur des jeux, John Galvani. Laurent Nouvion regrette d’ailleurs toujours de ne pas avoir été présenté : « A ce jour (10 septembre, N.D.L.R.), je regrette ce manque de courtoisie. Nous n’avons pas été présenté au directeur général des jeux et on continue. Ce monsieur, ou la direction, n’ont pas jugé bon de venir faire une visite de courtoisie au conseil national, aux élus, et au président. Et on continue… » Visiblement touché par cet épisode, le président du conseil national a aussi précisé qu’il n’est pas « le seul, parce que le ministre d’Etat non plus. » En ce qui concerne l’augmentation de capital qui devrait « avoir lieu dans les mois qui viennent », Laurent Nouvion a annoncé qu’ils étaient pour que « l’Etat conserve une majorité de 60 % », en ajoutant aussi qu’il faudra que « le choix des entrants soit extrêmement cohérent, précis, tout en étant un choix plein de discernement. » Sans oublier d’ajouter : « Nous aurons également notre part à jouer… » Puis, Laurent Nouvion a annoncé que le conseil national et lui-même allaient se lancer dans l’étude « très précise et très scrupuleuse » des statuts de la SBM, et ce depuis leur origine. Ceci dans le but de « faire un certain nombre de propositions au prochain budget rectificatif et même après. » Le président du conseil national a expliqué que la SBM est « un sujet de tension. Parce que nous considérons que le gouvernement princier doit reprendre son rôle. Nous sommes la courroie de transmission. Mais le gouvernement a l’obligation de nous informer en amont et de donner aux administrateurs d’Etat une feuille de route très précise, puisqu’ils représentent l’Etat. Or l’Etat et le conseil national en sont une partie constitutive. Donc là dessus nous ne transigerons pas. Du coup, le gouvernement, par l’intermédiaire du ministre d’Etat et du conseiller aux finances, a l’obligation de faire preuve de transparence avec nous, au sujet de la SBM. » L’assemblée générale ordinaire était prévue pour le 20 septembre, alors que L’Obs’ était en bouclage._R.C.
Finances/
Rectificatif et propositions
Le président Horizon Monaco (HM) de la commission des finances, Marc Burini, a rappelé que sa majorité n’avait pas voté le budget primitif 2013. Avant d’indiquer que ce ne serait pas « un budget avec des mouvements ou des changements très importants par rapport au primitif 2013 » et qu’il y aurait quelques « ajustements à la marge sur des recettes. » Mais c’est l’année 2014 qui est dans le viseur des élus : « Le grand rendez-vous, c’est le primitif 2014. » Marc Burini a lancé quelques idées. Notamment celles d’un « prêt bonifié étudiant. » Ou encore la possibilité d’acheter un local commercial situé dans les domaniaux occupés depuis 30 ans par le même exploitant. Une proposition de loi devrait d’ailleurs être déposée dès 2014 sur ce sujet. Ou encore la création d’une loi autorisant la création de bureaux proposant les « multi family office », des bureaux qui gèrent les affaires, les déclarations fiscales et les avoirs d’une famille. Enfin, Burini a également précisé que la loi sur l’encadrement des reports de crédit était prête._R.C.
