Le Moods, situé tout près du Café de Paris, avait fermé ses portes en 2011, notamment en raison d’importantes pertes financières. Cet établissement musical rouvrira ses portes en octobre 2024 sous un nouveau nom : le “New Moods“. Le président-délégué de la Société des Bains de Mer“, Stéphane Valeri, a dévoilé sa stratégie pour faire de ce lieu une réussite non seulement festive mais aussi – il l’espère – financière.
Quel avenir se dessine pour l’ancien Moods ? Ce bar musical situé en sous-sol, à deux pas du Café de Paris, avait fermé ses portes il y a plus de 13 ans (en avril 2011), principalement en raison d’importantes pertes financières. Lors d’une interview accordée à Monaco info, le président-délégué de la Société des Bains de Mer, Stéphane Valeri, a confirmé la réouverture en octobre 2024 de cet établissement baptisé dans sa nouvelle version, le “New Moods“. Au programme : des concerts, mais pas que… « On s’inspirera largement du concept de l’ancien Moods avec de la musique live. Nous ferons venir des groupes régionaux, et de temps en temps, des groupes un peu plus connus. Avec Hassan de Monaco et d’autres humoristes, nous allons aussi programmer des stand-up, un comedy club. Il est important aussi que l’on rigole et que l’on s’amuse », a-t-il indiqué. Le président-délégué a également fait un point sur l’enjeu financier autour de cet établissement. « Je fais beaucoup de sceptiques autour de moi, notamment ceux qui gèrent les comptes de la SBM. On me rappelle que le Moods était déficitaire. Il perdait effectivement un peu plus d’un million d’euros par an en exploitation. Mais l’on peut considérer aussi que c’était un investissement pour l’animation de la Principauté. Car dans l’ADN de la SBM, il y a l’entertainment, a-t-il expliqué. Pour autant, bien sûr, je n’oublie pas que je suis comptable des résultats financiers de l’entreprise vis-à-vis de nos actionnaires. Notre objectif est de ne pas perdre d’argent. Nous pensons que nous arriverons à rééquilibrer les comptes en privatisant la salle, par exemple pour un anniversaire, un mariage, une fête, et pourquoi pas aussi, pour des groupes, pendant le Grand Prix, l’open de tennis ou le Yacht show. Cela ne se faisait pas avant et je pense très franchement que si l’on veut garder une salle de spectacle à des prix abordables, et c’est ce que je souhaite, c’est la bonne stratégie à adopter. » Reste à voir si la clientèle très huppée de la SBM ira ou non se détendre dans ce lieu. « On me dit parfois que nos clients les plus importants veulent uniquement aller voir des stars et n’iront jamais écouter de la musique live. Je ne suis pas certain de cela. Il est également important pour les clients ayant un gros budget de pouvoir se distraire deux heures autour d’un verre et d’un finger food.» La carte du New Moods sera d’ailleurs ficelée par le chef doublement étoilé, Marcel Ravin, déjà aux manettes du Mada One, du restaurant Elsa, et du Blue Bay.
Restaurant japonais, Courchevel, Dubaï : les autres projets de la SBM
Parmi les autres projets majeurs de la SBM figure également l’ouverture prochaine d’un restaurant japonais, L’Abysse. Ce sera à l’Hôtel Hermitage sous la houlette du chef triplement étoilé Yannick Alleno. « L’Abysse à Paris est le seul japonais en Europe à avoir obtenu deux étoiles au Guide Michelin. Nous espérons à terme avoir aussi une ou deux étoiles en Principauté », a encore souligné Stéphane Valeri. La SBM va également investir « des dizaines de millions d’euros » pour rénover en profondeur l’Hôtel Hermitage et le Monte-Carlo Bay qui fêtera ses 20 ans l’année prochaine. « On ne veut pas fermer les hôtels pour ne pas trop pénaliser notre chiffre d’affaires. Nous allons donc les rénover par tranche durant l’automne et l’hiver quand le taux de remplissage est moins élevé. » A noter enfin que l’hôtel de luxe de la SBM à Courchevel ouvrira durant l’hiver 2026. Un an et demi à deux ans de travaux sont en effet nécessaires. Quant au restaurant de la SBM à Dubaï, l’ouverture est prévue pour l’automne 2025. Rappelons que pour ce projet, le groupe monégasque a signé un accord de partenariat avec un poids lourd de la restauration festive : D.ream, filiale de Dogus Hospitality Group.
