lundi 20 juillet 2026
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    Monaco se métamorphose en gigantesque dancefloor ce samedi !

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    Les 8 et 9 juillet 2023, c’est en accès libre et gratuit que les ballets de Monte-Carlo, la SBM et le gouvernement princier convient tous les danseurs en herbe à la deuxième édition de la F(ê)aites de la danse. Si son cœur battra essentiellement place du casino, les organisateurs ont aussi prévu d’ouvrir l’accès à la salle Garnier, ainsi qu’à la salle Empire et au bar américain de l’Hôtel de Paris.

    Petits et grands, familles et festivaliers endurants, professionnels, amateurs issus d’écoles de danse ou parfait néophytes, habitant de la Principauté ou simples touristes de passages. Des profils très variés pour une célébration qui l’est toute autant. En 2017, lorsque Jean-Christophe Maillot, chorégraphe-directeur des ballets de Monte-Carlo, avait lancé l’idée d’une célébration autour de cet art chorégraphique, la mayonnaise avait pris immédiatement. Rendant d’autant plus frustrant l’attente d’une seconde édition. Une pandémie plus tard, le format revient et s’étoffe. A la clé, une fois encore, une variété de spectacles et une multiplicité de formes de danse. Mais toujours le même concept : « Avec F(ê)aites de la danse, nous avons décidé le temps d’une nuit, de faire tomber la barrière. Pas de sièges, ni de loges… Cette fois, tout le monde dansera à nos côtés », se réjouit Jean-Christophe Maillot. Le rendez-vous est donc pris les 8 juillet à partir de 12 heures jusqu’au 9 juillet à 14 heures « F(ê)aites de la danse nous invite à nouveau au partage, à la communion de la musique et du mouvement, à la rencontre multigénérationnelle autour de cet art intemporel qu’est la danse », souligne Patrice Cellario, le conseiller de gouvernement en charge de l’Intérieur, alors déjà en poste lors de la première édition.

    « Osmose entre danseurs et spectateurs »

    Un événement populaire, qui avait su comme rarement en principauté, réunir riches et moins riches autour d’un dancefloor à ciel ouvert. « En 2017, sur une idée de Jean-Christophe Maillot est né ce projet fou de faire danser les Monégasques et les visiteurs à l’unisson, le temps d’une soirée d’été populaire et festive. La Société des Bains de Mer y a cru immédiatement et a mobilisé l’ensemble de ses collaborateurs pour y donner vie sur sa célèbre place du Casino, vitrine de la Principauté dans le monde entier », décrit Stéphane Valeri, président-délégué de la SBM. Un sentiment partagé par Jean-Christophe Maillot. « En juillet 2017, les gens ont vécu un moment assez exceptionnel, cet événement s’est transformé en un phénomène tout à fait incroyable. La fréquentation était allée bien au-delà de mes espérances. Il y a eu une telle osmose entre les danseurs et les spectateurs, que je me suis dit qu’on n’avait pas le droit de ne pas le refaire, qu’un tel événement devrait être prescrit par la Sécurité sociale ! », a-t-il réagi auprès de nos confrères de Monaco Hebdo. Alors, il a repris son bâton de pèlerin et a convaincu de très nombreux artistes d’apposer leur pierre à cet édifice si jeune et pourtant déjà si apprécié et attendu.

    Dancefloor faites de la danse
    « Faire accéder le public à quelques hauts lieux du patrimoine de la Principauté nous tenait à cœur », insistent les organisateurs.

    Une Flash mob à apprendre avant l’événement

    La durée de la manifestation ayant doublé, les opportunités étaient alors elles-aussi décuplées. « Faire accéder le public à quelques hauts lieux du patrimoine de la Principauté nous tenait à cœur », insistent les organisateurs. D’où l’ouverture de la prestigieuse salle Empire de l’Hôtel de Paris qui accueillera les danses de salon. Ainsi qu’à quelques pas de là, le bar américain où Talia’s Band sera chargée de faire voyager les convives grâce à l’usage de différents styles musicaux. L’artiste sud-africaine est réputée « expressive » et « complète ». 18 ans de formation intense ont marqué la jeune femme qui aura pour mission de faire vibrer le public sur des rythmes soul, pop, rock et RnB. A 18 heures, c’est une petite tradition qui permettra de véritablement lancer les festivités avec la mise en place de la barre géante. « Nous inviterons tous les participants à se répartir le long de la fameuse barre géante pour chauffer leurs muscles en compagnie des danseurs des ballets de Monte-Carlo. » Il est également prévu l’organisation d’une Flash mob, « moment clé de la soirée » avec la mise en place d’une chorégraphie « simple » et « réalisable » par tous qui sera postée en amont sur le site internet des ballets de Monte-Carlo. Pour en grossir les rangs, plusieurs écoles de danse de la région ont été conviées ainsi que les danseurs de la compagnie monégasque. Puis dès minuit, c’est une boite de nuit à ciel ouvert qui sera animée par la DJ Agathe Mougin, rejointe dans un second temps, par DJ Jean-Nathan.

    3 000 casques pour la discothèque silencieuse

    Deux heures plus tard, les sonorités se poursuivront mais en mode muet avec l’instauration de la discothèque silencieuse comme en 2017. « Elle va faire son grand retour, passant de 1 000 à 3 000 casques distribués. Elle sera proposée d’abord sur la place, puis sur les terrasses, à l’arrière. Il y aura deux DJs, donc les participants pourront passer d’un canal à un autre », a précisé Jean-Christophe Maillot. Nul doute que cette session plaise à nouveau aux fêtards. « Ça va être un moment magnifique : voir des gens danser sans un bruit ou presque, c’est fascinant. » Seront-ils encore présents le lendemain matin pour la fin de la fête ? Rien n’est moins sûr… Car la nouveauté de l’édition 2023, c’est que la F(ê)aites de la danse ne s’achèvera qu’à 14 heures, le dimanche. « Nous allons proposer une matinée “détox”, avec un grand rassemblement qui permettra aux gens qui ont dansé toute la nuit, de se remettre en forme », espère le chorégraphe. Rassemblement de yoga géant face au soleil levant, séance de Tai-Chi-Chuan en plein air, atelier de danse en famille, présentation de danse inclusive associant danseurs valides et personnes en situation de handicap, puis séance de danse et de musique cubaine pour clore la fête en douceur. Rien n’a été laissé au hasard. « La F(ê)aites de la Danse, c’est un temps fort, qui devient ce que le public souhaite en faire. Elle casse les codes du monde du spectacle, les spectateurs deviennent des acteurs, des artistes, même. Ils ne sont plus écrasés par ceux qui assurent les représentations, les barrières tombent, et les mondes s’entremêlent. C’est une fête pour tout le monde, avec tout le monde… ». Et du monde, il faudra s’attendre à en avoir !

    Marathon de la danse : mode d’emploi

    C’était l’une des belles réussites de la première édition. Le marathon de la danse reprend ses droits mais change de lieu et de durée. Celui-ci prendra place au sein de la salle Garnier de l’opéra de Monte-Carlo le samedi 8 juillet 2023 de midi à minuit. Tous les candidats sont acceptés, les plus endurants et inspirés gagneront des prix. « Inspiré des marathons de danse organisés pendant la grande récession aux Etats-Unis où les couples devaient danser toute une nuit pour gagner un repas, F(ê)aites de la danse rend hommage à ses forçats de la danse en organisant son marathon, cette fois dans un cadre festif qui veut attirer les plus passionnés », résume Jean-Christophe Maillot. Un total de 30 couples de danseurs mixtes ou pas, âgés au minimum de 18 ans, seront acceptés. Une heure type se déroule de la façon suivante : 50 minutes de danse libre où l’improvisation et le fun seront de rigueur, puis 5 minutes de danse imposée par le jury où les concurrents pourront ainsi se défier. Avec à chaque heure un style différent passant du hip hop au cha-cha, du disco au style bollywood, de la samba au charleston notamment. Chaque heure, le couple gagnant de l’épreuve sera récompensé. Un ou plusieurs couples seront éliminés. Les 5 dernières minutes permettront aux participants de faire une pause et au jury de délibérer. Et ainsi de suite jusqu’à minuit ! Comme toute compétition, des règles ont été instituées. Il n’est pas possible évidemment d’arrêter de danser, de boire ou de manger sur la piste, ou bien de gêner volontairement d’autres couples sur la piste. Le non-respect d’une de ces règles pouvant entraîner un avertissement pour le couple concerné. Enfin, entre 23 heures et minuit, les couples restants seront départagés à l’issue d’une heure de danse « spéciale finalistes » selon le désir des membres du jury. Les prix et récompenses seront remis à minuit sur la place du Casino. Achevant ainsi un marathon de 12 heures et lançant de la plus belle des dernières une nuit de danse endiablée.

    Une vingtaine d’artistes invités

    C’est à la guinguette, espace dévolu à la restauration sur les terrasses du casino, que des concerts d’artistes venus du monde entier se produiront. Divers styles de musique et de danse pour une programmation « éblouissante », dixit les organisateurs. Au programme, une vingtaine d’artistes : Goran Bregovic et son orchestre, Roxane Butterfly, Steven Reinhardt trio, des ateliers d’initiation aux danses du monde, Los Vivancos, Marcus Santos & Grooversity, Hervé Koubi + Dancers, Vanessa Isaac Dance Company, Antonio Castrignanò et l’orchestre des Pouilles Taranta Sounds. Il faudra aussi compter sur les participations de Marion Crampe et Santeri Koivisto en pole dance, Latin Clan, Victor Zapata & Yanet Fuentes avec « Del Son a la salsa », Mayra Morelli & Armando Copa, le duo Trosman-Maguna, John Capo et Guinguette chic. Côté restauration, c’est le chef Philippe Joannes, directeur des événements culinaires du groupe SBM, qui coordonnera l’offre gustative élargie et à moindre coût. Service prévu le samedi 8 juillet de 18 heures à minuit avec quelques points de vente prévus pour rester ouverts toute la nuit, puis le dimanche 9 juillet de 8 h 30 à 12 h 30.

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