Monaco envisage très sérieusement de mettre en place la reconnaissance faciale sur son territoire.
Le gouvernement monégasque déposera un projet de loi sur ce sujet en début d’année 2021.
Plusieurs centaines de caméras de vidéosurveillance examinent de près le territoire monégasque 7 jours/ 7 et 24heures/24. Mais le gouvernement souhaite manifestement monter d’un cran le niveau de surveillance de la Principauté en instaurant la reconnaissance faciale. « C’est un projet qui nous tient à cœur et que l’on considère comme important, a indiqué le conseiller-ministre à l’Intérieur Patrice Cellario lors des récents débats budgétaires. Bien évidemment, cela doit passer d’abord par le vote d’une loi. Ceci n’est, bien sûr, par remis en cause. » Si le processus législatif a pris du retard en raison de la crise sanitaire, le dépôt du projet de loi est bel et bien prévu « en début d’année 2021 », a indiqué Patrice Cellario.
« Aucun matériel n’a été acheté et encore moins installé »
Sur ce sujet hautement sensible dans l’opinion publique, les élus monégasques assurent qu’ils seront très vigilants. En particulier Jean-Louis Grinda. L’élu Union monégasque a été le premier à dire son inquiétude sur la mise en place de cette technologie à Monaco. « Les matériels ont-ils été déjà achetés et installés ? , a d’ailleurs demandé ce conseiller national en séance publique. Bien évidemment que non, a certifié Patrice Cellario. Aucun matériel n’a été acheté et encore moins installé puisque la loi doit être un préalable. »
Veiller au respect de la vie privée et des libertés individuelles
De son côté, Stéphane Valeri, le président du Conseil national, a certifié que ce texte de loi sera examiné à la loupe par les élus pour éviter tout éventuel abus. « Nous sommes tout autant attachés à la sécurité des biens et des personnes de notre pays, qu’au respect de la vie privée et des libertés individuelles, a-t-il indiqué. Nous ne sommes pas opposés, par principe, à la reconnaissance faciale, surtout si cette technologie permet d’arrêter des délinquants dangereux ou des personnes qui auraient des visées terroristes sur notre sol. Mais les libertés individuelles doivent être absolument garanties par la loi. Nous y veillerons. »
