vendredi 10 avril 2026
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    Les plus beaux bijoux de la planète réunis à Monaco

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    Des bijoux d’une valeur comprise entre « 100 000 euros et plusieurs dizaines de millions d’euros » seront rassemblés le 25 octobre prochain à la Salle des Étoiles pour le Grand Prix de la Haute Joaillerie. Ce nouveau rendez-vous, porté par la Société des Bains de Mer, réunira les plus grandes maisons du secteur, des artisans, des collectionneurs internationaux et des amateurs éclairés.

    Un nouveau rendez-vous haut de gamme fait son entrée en Principauté… Son nom : le Grand Prix de la Haute Joaillerie, également désigné par un acronyme à la prononciation peu aisée : « GPHJ ». Portée par la Société des Bains de Mer, cette initiative entend s’affirmer comme un rendez-vous incontournable du luxe, chaque dernier week-end d’octobre. Et à en croire les organisateurs, cet évènement sur le sol monégasque serait même « une première » mondiale à bien des égards. Tout d’abord, il est ouvert au public, moyennant tout de même un ticket d’entrée payant (1). Or, dans le monde très discret et très secret de la haute joaillerie, cette accessibilité est rare. « Ce qui rend cette édition vraiment inédite, c’est que pour la première fois nous avons souhaité ouvrir les portes de la haute joaillerie aux collectionneurs, aux passionnés, aux clients et aux amateurs éclairés », indique Jean-Philippe Braud, cofondateur et directeur de ce Grand prix.

    Monaco Monte-Carlo Stéphane Valeri Chayapa Chutrakul Fabienne Reybaud Jean-Philippe Braud
    © Photo Lionel Auguste

    Bijoux d’exception, prix d’exception

    Autre particularité ? L’évènement réunira, en un seul et même lieu, tous les acteurs de la chaîne. Les grandes maisons du secteur bien sûr, mais aussi les artisans, les ateliers, les nouveaux talents, les pays producteurs de pierres précieuses (de l’Afrique à l’Asie), sans oublier bien sûr, les bijoux eux-mêmes. À la Salle des Etoiles seront ainsi réunis « quelques-uns des plus beaux joyaux de la planète, imaginés et créés par les plus grandes maisons de la haute joaillerie », assure Stéphane Valeri, président-délégué de la SBM. Et qui dit bijoux d’exception, dit forcément valeur d’exception. Ne seront sélectionnées et présentées que des créations joaillères d’une valeur minimale de 100 000 euros (hors taxes !), jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros.

    Huit prix décernés

    Si l’événement rassemblera les principaux acteurs du secteur, il aura aussi (et surtout) une vocation : récompenser les meilleurs. Et là encore, ce serait, selon les organisateurs, inédit. « Un Grand Prix qui vienne récompenser cet art n’avait jamais été fait auparavant, indique Jean-Philippe Braud. Certes, il existe des salons ou des expositions, souvent réservés aux professionnels, que ce soit ici, à Paris, à l’étranger, ou organisés par de célèbres maisons françaises de la place Vendôme. Mais un Grand Prix de cette envergure, dédié exclusivement à la haute joaillerie, c’est une première. » Au total, huit prix seront remis par un jury indépendant composé de personnalités issues de la presse, du luxe, du design, de la décoration, ayant toutes une appétence naturelle pour le bijou. Toutes les dimensions de la haute joaillerie seront distinguées. En tête, le Grand Prix de la Haute Joaillerie distinguera « la parure de l’année, donc la plus incroyable », précise Fabienne Reybaud, experte en haute joaillerie et présidente du jury. Un Prix Spécial du Jury viendra ensuite saluer une création d’exception, qu’il s’agisse d’un bijou, d’une collection ou d’une maison. D’autres distinctions mettront en lumière des aspects essentiels du métier : le Prix du Design, ainsi que le Prix des Pierres. Ce dernier ne concernera « que des pierres naturelles. Il n’y aura pas de pierres synthétiques », insiste encore Fabienne Reybaud. Le Prix du Savoir-Faire récompensera l’excellence artisanale, tandis que le Prix du Meilleur Espoir encouragera un jeune talent, qu’il soit artisan, dessinateur ou créateur. Deux autres distinctions compléteront le palmarès : le Prix du Patrimoine et le Prix du Public. Ce dernier permettra au public de voter en ligne après avoir découvert les pièces exposées dans les boutiques monégasques. À noter que ces distinctions ne seront pas accompagnées d’une dotation financière. « C’est avant tout une célébration, une mise à l’honneur. Et ici, il n’y aura pas de perdants. Le jury choisira, dans chaque catégorie, une pièce, une maison ou un savoir-faire pour une raison particulière, sans que le public ou même les maisons présentes ne sachent si elles étaient en compétition », précise encore Fabienne Reybaud.

    Attractivité : un évènement pour booster la saison hivernale

    Pourquoi la SBM a-t-elle décidé de mettre à l’honneur la haute joaillerie et d’ajouter cet évènement à son calendrier déjà bien chargé ? « Curieusement, aujourd’hui, aucun évènement n’est à la hauteur du grand art joaillier dans le monde, répond Stéphane Valeri, président-délégué de la SBM. La création de ce Grand Prix a donc pour vocation de combler cette absence et de donner à la haute joaillerie la célébration qu’elle mérite. » Le groupe y voit aussi une manière de booster l’attractivité de la saison hivernale que la SBM essaie déjà de dynamiser avec le Festival des étoilés, des fêtes de fin d’année plus dynamiques, le Monte-Carlo Jazz Festival, ou encore la réouverture du New Moods. « C’est une saison déjà chargée en émotions, mais avec le GPHJ nous voulions y rajouter un moment assez solennel, indique Julien Munoz, directeur marketing du groupe. Nous avions à cœur de créer un événement prestigieux pour faire perdurer la saison estivale à un moment donné où la Riviera française est un peu plus en retrait. »

    Le saviez-vous ? Les premiers bijoux de l’humanité

    Bien avant les diamants de la place Vendôme, l’humanité façonnait déjà ses premiers bijoux… La joaillerie est en en effet un art ancestral. « A l’époque du Paléolithique, l’homme confectionnait déjà des bijoux. Des découvertes archéologiques, comme des dents percées portées en collier, en témoignent », rappelle Fabienne Reybaud, grand reporter et experte en haute joaillerie. Effectivement, ces bijoux, souvent réalisés à partir de dents d’animaux, de coquillages perforés ou d’os striés, témoignent d’une pratique ancestrale qui soulève encore de nombreuses interrogations. Pourquoi se parer ? Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses. Pour certains, ces ornements pourraient indiquer un rang social, un statut marital, ou encore l’appartenance à un clan ou une communauté religieuse. Pour d’autres, ils relèveraient de la richesse, voire serviraient d’objets d’échange.

    (1) Le montant du ticket d’entrée n’a pas encore été dévoilé.

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