Des milliers de petites méduses bleues appelées vélelles ont été aperçues au Larvotto. Elles sont sans danger… mais très odorantes !
Si vous vous êtes promené au Larvotto ces derniers temps, vous avez certainement vu (ou senti) ces créatures qui ressemblent à de petites méduses bleues. Ce sont en fait des vélelles, cousines de la méduse, aussi appelées barques de la Saint Jean. Elles se déplacent en banc et envahissent les côtes au printemps. « Elles sont de plus en plus nombreuses ces dernières années à cause du réchauffement climatique et du fait qu’il y ait de moins en moins de prédateurs », explique Valérie Davenet, directrice de l’environnement. Une première irruption a été constatée le week-end du 13 avril, une autre le 17 avril. « On a reçu beaucoup d’appels nous signalant une pollution marine », a relaté Armelle Roudaut-Lafond, directrice des Affaires Maritimes de la Principauté. Il est vrai que de loin, la masse flottante de couleur bleu pétrole peut prêter à confusion.
Inoffensives mais odorantes
Pour information : les vélelles ne piquent pas et sont sans danger, même s’il est préférable d’éviter de les manipuler puis de se toucher le visage car elles peuvent être irritantes. Le principal problème, c’est qu’une fois échouées sur les plages, elles sèchent et entrent en putréfaction, dégageant une odeur pestilentielle. Ceux qui se demandaient d’où venait l’odeur de poisson pas frais qui se dégageait près de la plage ce mois-ci ont leur réponse. Des équipes de la Société Monégasque d’Assainissement (SMA) ont été envoyées pour les retirer.
Le filet anti-méduse sera installé le 1er juin
D’autres vagues peuvent survenir jusqu’en juin. Ensuite, il faudra composer avec les méduses violettes (Pelagia noctiluca). Celles-ci sont plus dangereuses et en cas de piqure, il vaut mieux se rendre au Poste de Secours, habitué et équipé pour soulager la brûlure. Leur nombre est tout de même limité chaque année grâce au filet anti-méduse installé au Larvotto du 1er juin au 30 septembre.

